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"Ils nous font douter ces Tchèques" : le scénario que l’OM veut éviter

L’OM se déplace sur le terrain des Tchèques du Slovan Liberec ce jeudi (19h), à l’occasion de la dernière journée de la phase de poules de la Ligue Europa. Un match aux airs de traquenard que les Marseillais ne doivent pas perdre s’ils veulent se qualifier pour les 16es de finale.

Deux degrés annoncés au moment du coup d’envoi. Un petit stade à guichets fermés (10 000 places), dans lequel la sélection tchèque aime jouer car c'est l'un des plus chauds du pays. Des joueurs et des supporters qui croient en l’exploit, sur un terrain un peu bosselé par endroits. Il y aura comme un parfum de traquenard ce jeudi sous la grisaille de Liberec, où l’OM terminera sa phase de poules de Ligue Europa avec comme seul objectif d’éviter la défaite, sous peine d’élimination.

« On s’y est préparé, assure Abdelaziz Barrada. On savait très bien en arrivant ici que l’on seraient attendus. Il va faire froid, on le sait. On va jouer dans un petit stade, avec une grosse ambiance. On en a parlé avec les joueurs et je pense que tout le monde est concentré. Tout le monde a à cœur de faire un grand match et de ramener la qualification. »

Michel : « Nous n’avons pas besoin d’être stimulés par un grand stade »

Dans ce contexte un peu champêtre, Michel a demandé à ses troupes le maximum de professionnalisme. « On est professionnels et on sait à quel type de match on doit s’attendre contre Liberec. D’abord, c’est une équipe pour laquelle nous avons un grand respect, notamment depuis sa victoire du match aller (1-0). Mais nous sommes des grands garçons et n’avons pas besoin d’être stimulés par un grand stade ou une grande équipe en face de nous. Quel que soit le contexte, on joue pour notre club, on représente notre emblème et on doit jouer des matchs de haut niveau à chaque rencontre, qu’il y ait 10 000 ou 60 000 personnes. Ça ne doit pas influer sur notre niveau de performance. » 

Effacer l’épisode du Mlada Boleslav

Pour Michel, la motivation de ses joueurs doit d’ailleurs être à son paroxysme s’ils veulent s’offrir des rencontres de prestige à partir des 16es de finale, après un premier tour dépourvu de grosses cylindrées européennes (Braga, Groningen et Liberec). « La Ligue Europa est une compétition magnifique. Je ne comprends comment il est possible que les médias, les supporters ou d’autres gens sous-estiment l’importance de cette coupe d’Europe, peste le coach de l’OM. Si l’on passe, lors du prochain tirage, on aura peut-être l’occasion de jouer contre des équipes comme Manchester United ou le FC Séville, le tenant du titre, alors évidemment c’est une motivation pour nous. Ce serait un challenge fantastique. »

Mais pour espérer jouer à Old Trafford ou Sanchez Pizjuán, il faudra d’abord faire le job en République tchèque. Un pays qui n’a pas toujours réussi à l’OM, comme lors de l’improbable élimination contre le Mlada Boleslav (1-0, 4-2), lors du 1er tour de la Coupe de l’UEFA 2006-2007. "Ils nous font douter ces Tchèques", avait alors lancé le commentateur marseillais Avi Assouly en pleine bouillabaisse sur le calcul des buts à l’extérieur… Le challenge de ce jeudi n’est pas très sexy, mais il est capital pour la suite de la saison marseillaise.

Florent Germain