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Ligue Europa : OL, le roi loin

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Rajeuni, moins ambitieux, plongé dans une série négative, Lyon ne sera pas favori sur la pelouse du Betis Séville, ce jeudi soir (21h05), pour l’entame de la phase de poules de la Ligue Europa. Mais son niveau reste imprévisible.

Comment évaluer une chimère ? La question, provocatrice, colle au début de saison lyonnais. Avoir une idée du niveau réel de l’OL version 2013-2014 relève du casse-tête. Mais qui sont ces Gones ? Les vainqueurs de quatre matches de suite pour débuter l’exercice ? Ceux qui ont ensuite perdu quatre rencontres d’affilée ? Ceux du nul un peu rassurant (0-0) dimanche contre Rennes ? Rajeuni, revenu à moins d’ambitions pour se calquer sur la réalité économique de la construction de son nouveau stade, Lyon navigue entre deux eaux. Plus capable d’accompagner Paris ou Monaco dans les top cadors de la L1. Mais pas non plus, loin de là, dans son ventre mou.

« On a une équipe qui a autant d’internationaux A que par le passé, onze, rappelle le président Jean-Michel Aulas. On a un peu moins d’expérience que par le passé mais il y a toujours autant de potentiel. Il faut accepter qu’il y ait des gens qui investissent plus que nous à un moment donné. Le football est une histoire qui ne se joue pas sur une histoire. On est toujours dans les meilleurs clubs français. Il faut être patient et attendre à nouveau notre heure. » Son entraîneur, Rémi Garde, se veut lui aussi philosophe : « On n’est pas encore au niveau où on a pu être par le passé sur les plans du jeu et de l’homogénéité en de l’état d’esprit du groupe. On a des progrès à faire mais on est sur le bon chemin. Cette Ligue Europa doit nous permettre de continuer sur ce chemin. »

Gomis : « Faire bonne figure »

Mais à l’heure de se déplacer sur le terrain du Betis Séville ce jeudi soir (21h05) pour entamer la C3 (les Portugais du Vitoria Guimaraes et les Croates du HNK Rijeka sont les autres équipes de la poule), difficile de prédire le rôle que va y jouer le club qui a porté le foot français sur la scène européenne pendant 10 ans. « Il faut déjà sortir de cette poule difficile, annonce Jean-Michel Aulas. Ensuite, le tirage au sort est souvent déterminant. » Même discours tout en nuances chez Garde : « Il faut y aller prudemment. Mais ça ne veut pas dire sans ambition. J’espère qu’on sera capable de sortir de ce groupe. Ensuite, si on peut se projeter dans cette compétition sur la deuxième partie de saison, ce serait bien. » Et Bafétimbi Gomis, qui devrait de nouveau être titulaire après avoir disputé le premier match de sa saison contre Rennes, de suivre le sens du vent coacho-présidentiel : « On veut faire bonne figure. On est une équipe jeune qui ne demande qu’à apprendre. L’OL a un savoir-faire et un vécu en Coupe d’Europe. A nous de montrer un bel état d’esprit. Quand on ne peut pas gagner, il faut essayer de faire match nul pour récupérer des points car ils vaudront cher à la fin. »

L’OL face au quatrième de la dernière Liga, on a vu. Deux défaites contre la Real Sociedad, 2-0 à chaque fois, pour dire adieu à la C1 avant même de la retrouver. Mais Lyon face au… septième de la dernière Liga, le Betis (onzième avec une victoire en quatre journées cette saison), ça donne quoi ? Même la réponse de l’entraîneur sévillan, Pepe Mel, projette une évaluation des Gones façon onde sinusoïdale : « L’OL reste une grande équipe et un club historique, habitué à la Ligue des champions. C’est le favori du groupe même si ce n’est plus le grand Lyon qui a dominé le championnat de France. Si nous sommes bien organisés et très concentrés, tout sera ok. Nous pouvons gagner. » Aux Lyonnais de le faire mentir.

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Alexandre Herbinet avec E.J. à Séville