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Rennes: Stéphan réclame "un côté animal" à ses joueurs

Rennes a quitté Rome avec de gros regrets et une défaite contre la Lazio (2-1) jeudi en Ligue Europa après avoir maîtrisé la rencontre mais manqué de réalisme offensif. Julien Stéphan, l’entraîneur, réclame plus d’envie chez ses joueurs face au but.

Les matchs se suivent et se ressemblent pour Rennes depuis plusieurs semaines. Très bien en place tactiquement, les Bretons peinent à concrétiser leur domination comme ce fut encore le cas jeudi lors de la défaite sur le terrain de la Lazio Rome (2-1). Comme face au Celtic ou Marseille le week-end dernier en Ligue 1, ils ont donc conclu le match avec un goût très amer dans la bouche, surtout après avoir mené au score. 

"On a un déficit très clair d’intensité"

"Oui des regrets il y en a parce que je pense qu’en première mi-temps on a fait ce qu’il fallait pour prendre l’ascendant sur cette équipe de la Lazio, regrette Julien Stéphan. Mais on a un déficit très clair dans la surface de réparation adverse d’intensité, d’engagement pour aller couper les trajectoires, se démarquer davantage et être plus tueurs que ça. On joue plutôt de manière cohérente. Après je regrette aussi qu’après le but on ait trop vite reculer. On a besoin de corriger cela, ce n’est pas la première fois, on a des progrès à faire à ce niveau-là. Il faut reconnaître aussi que le talent et la classe de certains joueurs en face ont fait la différence."

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Il fait notamment référence à l’entrée de Sergej Milinkovic-Savis, auteur d’une entrée en jeu magistrale avec un but et une passe décisive en 12 minutes pour retourner le sort du match

Mais le technicien s’attarde surtout sur le manque de tranchant de ses joueurs devant le but. "Je ne sais pas si c’est une problématique de système, je ne suis pas sûr, interroge le technicien. En fin de match, on avait des joueurs dans la surface de réparation donc ce n’était pas lié au système. Il faut qu’on arrive à changer de mentalité dans la surface de réparation, qu’on soit plus tranchant, qu’on passe devant l’adversaire, qu’on soit beaucoup plus agressifs que ça. Je crois qu’il y a un côté animal, un côté bestial à avoir dans la surface de réparation qu’on a pas suffisamment, il ne faut pas se contenter de mener des mouvements collectifs de qualité, d’amener des ballons dans les 20 derniers mètres. La différence elle se fait très souvent dans la surface et c’est là qu’on doit travailler et progresser."

NC avec Mohamed Bouhafsi