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Saint-Etienne retrouve le sourire

Pas de geste acrobatique au programme pour Ilan face à Rosenborg mais un but important face aux Norvégiens

Pas de geste acrobatique au programme pour Ilan face à Rosenborg mais un but important face aux Norvégiens - -

L’AS Saint-Etienne a dominé Rosenborg à Geoffroy-Guichard lors de la 2e journée de la phase de poules de la Coupe de l’UEFA (3-0). Un résultat qui fait du bien aux têtes stéphanoises et à leur entraîneur, Laurent Roussey.

Si les joueurs stéphanois devaient, à la lecture de leur match face à Rosenborg, donner des éléments de réponse concernant leur soutien à leur entraîneur, Laurent Roussey, cette dernière a eu le mérite d’être claire, précise et limpide. Plus que le score (3-0), un peu généreux sur l’ensemble du match néanmoins, c’est la prestation des Verts qui a impressionné. Jamais ceux-ci n’ont lâché le « morceau » comme dirait l’autre, même au plus fort de la tempête adverse. Un motif de satisfaction, forcément pour Laurent Roussey, qui jouait gros jeudi soir.

Si l’avenir personnel du technicien forézien est encore loin d’être réglé, si ce dernier, en cas de défaite dimanche, à domicile face à Rennes, se retrouverait à nouveau dans une position très délicate, ce dernier peut souffler un peu. Jeudi, tout n’a pas été parfait pour ses hommes, loin de là. Pendant la première période de leur duel face à Rosenborg, les Foréziens ont été bousculé, gêné par le pressing incessant des Norvégiens et leur facilité à prendre constamment la moindre parcelle d’espace. Il faut toute la vigilance de Sauget pour éviter le pire aux siens sur un centre-tir de Sapara (7e), un peu de maladresse à Lustig (20e) et une tête hors-jeu d’Iversen sur le poteau (40e) pour voir Saint-Etienne encore en vie à la pause.

Ilan, hier banni, décisif aujourd’hui

Mais cette solidarité stéphanoise et le brin de chance dont ont disposé les Verts finissent par payer. Le salut vient d’un ancien banni, cette saison, sous l’ère Roussey. Ilan, puisqu’il s’agit de lui, ne se pose pas de questions, enroule une frappe du pied droit à la suite d’un festival technique de Dernis côté droit et libère son camp (59e, 1-0). A l’heure de jeu quasiment et sur sa première véritable occasion, Saint-Etienne ouvre le score. Un signe, d’autant que le but de l’ancien Sochalien a le mérite de désinhiber le reste de sa formation.

Moribonds en Ligue 1, les Stéphanois prennent rapidement le match à leur compte. La fatigue ne semble pas avoir d’emprise pour eux et quand ces derniers sont à la rupture, c’est un nouveau poteau de Viviani qui les maintient à flot, alors que Strand s’était joué de Viviani (78e). A cet instant du match, Rosenborg a déjà le masque. La messe est dite, l'issue de la rencontre… entendue. Paulo Machado est déjà passé par là, doublant la mise pour les siens (63e, 2-1) avant d’applaudir un exploit en fin de match de Mirallas, ce dernier, après une ouverture en profondeur de Benalouane, allant tromper tout seul comme un grand Jarstein (76e, 3-1). Et voilà Saint-Etienne quasiment qualifié pour les 16e de finale de la C3 (1er du groupe G avec 6 points). 

Laurent Roussey, sur son banc, apprécie. Le technicien des Verts savoure ce résultat, d’autant plus que l’un de ses paris – relancer Ilan – a admirablement fonctionné. Le Brésilien, en froid avec son coach, a été le fameux « leader technique » dont parlait Roussey récemment. Il aurait pu ne pas jouer le jeu, monter au créneau et se plaindre, comme l’a fait Jérémie Janot quelques minutes avant le coup d’envoi de la partie et l’annonce de sa place de remplaçant face à Rosenborg. Ilan aurait pu faire tout cela. Mais ce dernier a choisi de ne pas trahir le maillot vert. Un bon point pour lui. Charge à son entraîneur de savoir le récompenser désormais.

La réaction de Laurent Roussey (entraîneur de Saint-Etienne) : « C'est un match de coupe d'Europe que nous avons gagné 3-0. Les joueurs ont répondu présent. La première période a été difficile mais l'équipe change en permanence. Il faut donc trouver des automatismes. L'ensemble de l'équipe est à féliciter. Après un début laborieux, l'apport d'Ilan a été décisif. Nous avons été plus efficaces que d'habitude. J'ai vécu ce match comme un entraîneur sur un bord de touche auprès d'une équipe en qui j'ai pleinement confiance. » (avec AFP)

Alix Dulac