RMC Sport

Coupe du monde: les Bleues auraient-elles le seum?

Les commentaires qui ont suivi la défaite des Bleues en quart de finale de la Coupe du monde font écho à la frustration de nos voisins belges, moqués à l’été 2018 après une élimination contre la France en Russie.

La vengeance est un plat qui se mange froid. Nos amis belges ne sont pas passés à côté. Thomas Meunier en tête. Son tweet un brin moqueur, publié après le revers (1-2) des Bleues contre les Etats-Unis vendredi, en quarts de finale de la Coupe du monde féminine de football, en dit long sur le sentiment de revanche qui habitaient les Diables Rouges.

C’est de bonne guerre. Le dégoût des Belges après l’élimination en demi-finale du Mondial 2018 contre la France a suffisamment été moqué chez nous. L'équipe de France féminine a étalé face à la presse ses failles en la matière, ce week-end. Certains Bleues ont versé dans le commentaire acerbe et la frustration après le coup de sifflet final.

"Je ne veux pas me cacher derrière ça mais ..."

"Les Américaines n’ont rien montré", a même osé Wendie Renard. Vraiment ?A l'échelle de la compétition, pas seulement de ce match, la France n’a pas montré grand chose non plus. De la générosité, parfois. "Si on ne prend pas ce premier but, c’est un autre match", a lâché Corinne Diacre, avec un peu d’amertume dans la voix.

Eugénie Le Sommer, de son côté, ne parvenait pas à dissimuler son incompréhension après la main de Kelley O’Hara non sifflée par l'arbitre de cette rencontre. "Je n’ai pas encore revu les images et je ne veux pas me cacher derrière ça, mais en 2015, on a déjà été éliminées sur une erreur d’arbitrage, et ça semble encore être le cas", a-t-elle soufflé après le match.

Amertume et frustration

Disons-le tout de suite, ce n’est pas le scandale du siècle. Si la main de la joueuse américaine est réelle, il n’est pas impossible non plus d’imaginer Majri viser à dessein le bras de son adversaire, qui ne bouge pas. Si près, la Lyonnaise avait plus de chances de le toucher que de trouver une partenaire dans la zone de vérité. "C’est grave… Mais il ne faut pas attendre des décisions arbitrales pour gagner", relevait justement Amandine Henry au sujet de la main.

Certes, les Bleues sont éliminées d'une compétition qu'elles espéraient tant gagner à la maison. Mais le Parc des Princes a vibré comme jamais depuis quelques années et l’opération séduction a rencontré un franc succès. L’engouement populaire qui a porté cette équipe servira au moins un temps à masquer la frustration. "Les échecs d’aujourd’hui préparent les victoires de demain."

RMC Sport