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Coupe du monde: quel bilan pour les Bleues après le premier tour?

L’équipe de France a bouclé sa phase de poules par une victoire face au Nigeria, lundi, lors de la Coupe du monde 2019 (1-0). Avec un carton plein, les Bleues ont fait le job et enthousiasmé les supporters. Mais tout n’a pas été parfait.

Un carton plein historique

Trois sur trois. C’est net et sans bavure. Et c’est une grande première pour l’équipe de France. Jamais les Bleues n’avaient remporté tous les matchs de leur groupe en Coupe du monde. La bande à Amandine Henry s’en est chargée en dominant la Corée du Sud (4-0), la Norvège (2-1) et le Nigeria (1-0). De quoi terminer en tête de la poule A et atteindre sans souci les 8es de finale. Au tour suivant, elles affronteront le troisième d’un autre groupe (le C, D ou E). Avec de grandes chances de tomber sur l’Australie ou le Brésil. Deux adversaires particulièrement dangereux.

Un jeu à peaufiner

L’aventure a commencé par une nuit d’ivresse au Parc des Princes. Pour leur entrée en lice dans ce Mondial, les Françaises se sont régalées face à une faible équipe sud-coréenne (4-0). Mais le festival a laissé place à un match nettement plus accroché contre la Norvège (2-1) à Nice. Avant de se conclure par une prestation très poussive contre le Nigeria (1-0) lundi à Rennes. Globalement, les joueuses de Corinne Diacre répondent bien au défi physique. Mais elles peinent à produire un jeu séduisant lorsque l’adversité monte d’un cran. Des lacunes qu’il va vite falloir gommer à l’heure d’aborder les rencontres sans filet.

Des taulières qui en imposent

C’est un point très positif depuis le début de la compétition. Corinne Diacre peut s’appuyer sur une vraie colonne vertébrale. Dans les buts, Sarah Bouhaddi, peu sollicitée, est impeccable pour l’instant. Idem pour la charnière Wendie Renard-Griedge Mbock, rarement mise en difficulté, hormis sur le but contre son camp de la première nommée face à la Norvège. Dans le couloir gauche, Amel Majri monte en puissance au fil des rencontres. Amandine Henry assume parfaitement son statut de capitaine dans l’entrejeu. Et Eugénie Le Sommer représente le principal danger devant. Au total, ça fait six taulières, soit plus de la moitié de l’équipe. C'est déjà pas mal.

Des joueuses trop discrètes

Derrière les "six patronnes", certaines joueuses de l’équipe de France déçoivent en ce début de Mondial. C’est le cas de Gaëtane Thiney. Incapable de faire la différence, la joueuse du Paris FC passe à côté de ses matchs pour le moment. Sa maladresse et son petit côté nonchalant plombent son bilan, à l’image de ses gros ratés face au Nigeria. Au milieu, la doyenne Elise Bussaglia compense son déficit d’explosivité par son expérience. Charlotte Bilbault, elle, fournit beaucoup d’efforts mais manque de justesse technique. Devant, les ailières ont beaucoup de déchet dans la finition, à l’image de Kadidiatou Diani, Viviane Asseyi ou Delphine Cascarino. En pointe, Valérie Gauvin peine à s’imposer malgré un but contre la Norvège et une grosse débauche d’énergie.

Le public au rendez-vous

C’est sans doute leur plus belle victoire jusqu’ici. En une dizaine de jours, les Bleues ont réussi à séduire les Français. A chacune de leur sortie, les stades sont pleins à craquer, comme à Paris, Nice ou Rennes. Ce sera encore le cas au Havre pour leur 8e de finale (dimanche à 21h). Même leurs entraînements attirent les foules. Un vrai engouement qui se confirme avec les audiences télé. Le public se donne rendez-vous en masse pour vibrer derrière ses filles en crampons: 10,6 millions de spectateurs contre la Corée du Sud, 10,3 millions face à la Norvège et 9,6 millions pour le Nigeria. Des scores exceptionnels qui devraient encore grimper dans les prochains jours.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur