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Foot féminin: Le Sommer trouve qu'il est trop tôt pour réclamer l'égalité salariale

Eugénie Le Sommer a donné une interview au Figaro, dans laquelle la joueuse de l'OL évoque notamment le développement du football féminin, ainsi que l'augmentation des salaires réclamée par Megan Rapinoe.

Eugénie Le Sommer s’apprête à disputer un nouveau quart de finale de Ligue des champions avec l'OL, dans l'ombre de la finale du PSG masculin contre le Bayern. Ironie du sort, son équipe de Lyon affrontera... le Bayern ce samedi, pas vraiment dans la lumière. Une situation que regrette la joueuse, un an après avoir fait vibrer la France lors de la Coupe du Monde à domicile.

"Je suis très heureuse de la manière dont la Coupe du monde a été mis en avant par les médias et le fait que cela passe à la télé sur les grandes chaînes. Notre plus grande victoire c’est d’avoir popularisé le foot féminin", se réjouit d’abord l’attaquante de l’OL dans un entretien au Figaro.

"Je m'attendais quand même à un impact plus élevé"

Avant de tempérer et de constater que cet élan ne s’est pas vraiment répercuté sur la D1 féminine: "Après, c’est vrai que cela n’a pas changé tant de choses sur notre championnat. Les droits TV vont être renégociés, le nombre de licenciées a augmenté mais je n’ai pas senti plus de monde dans les stades. Je m’attendais quand même à un impact plus élevé de ce point de vue là…"

Le Sommer a également été interrogée sur l’engagement de Megan Rapinoe, qui milite pour, a minima, une égalité des salaires entre les footballeuses et footballeurs aux Etats-Unis: "En France, nous ne sommes qu’au début du développement de notre sport. Avant de parler d'égalité des salaires, commençons par faire en sorte que notre championnat soit entièrement professionnel. Ensuite, les salaires augmenteront naturellement. Il faut rester lucide, parler d’égalité de salaires hommes-femmes est prématuré. Le foot masculin a des dizaines d’années derrière lui et son système économique est énorme par rapport au nôtre." 

PSG-OL en demi-finale de C1? 

La buteuse de l’équipe de France a ensuite expliqué qu'il ne fallait pas comparer le foot féminin en France et aux Etats-Unis: "La situation aux Etats-Unis est quand même particulière car les Américaines sont championnes du monde et raflent tous les titres pour leur fédération par rapport aux hommes, ce qui n’est pas encore notre cas (rires). Mais je tiens à ce que nous soyons respectées pour ce que l’on fait et qu’on soit considérées comme des sportives professionnelles."

Peut-être qu’une nouvelle victoire de l'OL en Ligue des champions, qui serait la septième (dont la cinquième de rang), pourrait aider à développer encore l’intérêt autour du football féminin en France. Ce samedi, les Lyonnaises entament leur Final 8 par un quart de finale face au Bayern Munich (20h).

JAu