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Le PSG et l'OM s'affrontent aussi chez les femmes dimanche (et c'est aussi déséquilibré)

L'OM et le PSG s'affrontent dimanche après-midi (14h45) dans le cadre de la septième journée du championnat de D1 féminine, quelques heures avant le coup d'envoi du "Classique" de la Ligue 1 masculine au Parc des Princes (21h00). Cette rencontre s'annonce tout aussi déséquilibrée.

Le football français n'aura d'yeux, ce dimanche, que pour le match de clôture de la 11e journée de Ligue 1 entre le PSG et l'OM prévu à 21 heures au Parc des Princes. Les deux clubs se seront alors déjà affrontés quelques heures auparavant sur un autre terrain. À 14h45, au stade Paul-Le-Cesne de la cité phocéenne, sera donné le coup d'envoi de l'affiche OM-PSG comptant pour la septième journée de la D1 féminine. Difficile cependant de parler de choc pour cette rencontre très déséquilibrée sur le papier (bien plus encore que chez les hommes).

Le Paris Saint-Germain est aussi premier du classement chez les femmes. Après six actes, le club de la capitale n'a laissé filé aucun point, a marqué 24 buts, n'en a encaissé qu'un. Surtout, il occupe seul le fauteuil de leader. C'est presque du jamais-vu, compte tenu de l'habituelle domination de l'OL, qui a pourtant été tenu en échec à la surprise générale par Dijon la semaine passée (0-0). Quant à l'Olympique de Marseille, qui affiche une différence de buts de -11, les deux victoires et quatre défaites placent l'équipe à la huitième place sur 12.

Un gouffre structurel entre les deux clubs

Mais pour mieux comprendre le décalage entre les deux clubs, il convient de regarder leur situation globale. L'OM n'est qu'un promu cette saison en D1. Le club s'est remis en selle après sa douloureuse relégation au terme de sa deuxième année parmi l'élite, depuis la refondation de la section féminine en 2011. La structure n'est donc que toute récente et n'a aucun palmarès au plus haut niveau. Elle fonctionne avec un budget estimé à 1,8 million d'euros.

Bien loin des 6 à 7 millions d'euros engagés par le PSG, dont la structure féminine participe à la D1 depuis 2001 et s'est professionnalisée en 2012 sous l'impulsion du propriétaire qatari QSI. Si le titre de champion de France lui échappe constamment, le club est régulièrement dauphin de l'OL et a réussi à atteindre deux fois la finale de la Ligue des champions (2015 et 2017).

Fort logiquement, l'OM souffre de la comparaison en matière d'effectif. Seules deux de ses joueuses ont connu le niveau international - les Françaises Nadjma Ali Nadjim et la capitaine Caroline Pizzala - mais ne l'ont plus fréquenté depuis plusieurs années. Tandis que le groupe parisien regorge d'internationales du monde entier, notamment Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto (meilleure espoir et meilleure buteuse avec 22 buts en 2018-2019).

PSG-OM chez les féminines, à Paris le 22 avril 2018
PSG-OM chez les féminines, à Paris le 22 avril 2018 © Icon Sport

"Ça va être la guerre"

"Finalement, on est content que Marseille soit remonté en D1, assure l'entraîneur parisien Olivier Echouafni dans des propos recueillis en conférence de presse par RMC Sport. Cela permet d'avoir une belle affiche dans les deux sens. (...) Et puis il y a un enthousiasme autour qui est plutôt sympa."

Les Parisiennes, n'ont ainsi pas l'intention de prendre de haut leur adversaire. À l'image de la milieu Grace Geyoro, elles affirment s'attendre à une partie âpre avec beaucoup d'engagement de la part des Marseillaises: "Je pense qu'elles ne vont pas nous faire de cadeaux, c'est sûr. (...) Elles vont donner le maximum, ça va être un match avec beaucoup de batailles. Ça va être un peu la guerre". Du côté de l'OM, Caroline Pizzala a prévenu au micro de Canal+: "Je pense qu'on est en capacité de les faire douter, surtout à domicile."

Les buts pourraient bien être au rendez-vous. Sur les quatre dernières confrontations, 13 buts ont été marqués. Cela s'est, à chaque fois, terminé par une victoire parisienne.

Julien Absalon avec Anthony Rech