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Ligue des champions féminine: "Possible d'aller au bout" pour le PSG affirme Geyoro

Arrivée quelques heures auparavant à Hagetmau (Landes) avec le Paris Saint-Germain pour un stage de préparation à la phase finale de la Ligue des champions féminine qui se déroulera à Saint-Sébastien et Bilbao en Espagne (sur le même modèle que la compétition masculine avec des matches couperet en quart et demi-finale), la milieu de terrain internationale Grace Geyoro s’est confiée ce lundi après-midi sur le format inédit de la compétition européenne, et les ambitions du club de la capitale dans cette compétition.

Vous vous apprêtez à faire votre entrée en lice dans cette phase finale de Ligue des champions féminine face à Arsenal en quart de finale (coup d’envoi ce samedi à 20h à Saint-Sébastien). Une nouvelle compétition commence ?
Oui c’est vrai que c’est une compétition différente, on sait qu’aujourd’hui la Ligue des champions fait rêver tout le monde. Nous les premières, on a envie de se donner à 100%. Le niveau de l’équipe est bon, physiquement on est prêtes, on se sent toutes bien. C’est une compétition avec 3 matches, il va falloir être concentré du début à la fin. On s’est dit que c’était possible pour nous, il va falloir y croire. Comme on se le répète et comme le coach nous le dit, on a les atouts pour. C’est à nous de faire de très bons matches, et cela commence par Arsenal. 

Dans ce format, il ne vous reste que trois matches pour aller chercher le graal ?

Oui c’est vrai ! Vu comme ça on pourrait se dire que la finale pourrait arriver très très vite, mais on sait que cela ne va pas être des matchs faciles. Il ne va pas falloir se voir en finale trop vite. Rester concentré, prendre match par match, Arsenal c’est une très grosse équipe. On sait qu’il va falloir faire un gros match, on va bien le préparer, et on a hâte d’être à samedi. Cette phase finale est différente dans le sens où on n’a plus de match aller-retour à jouer. On se dit qu’il y a un seul match pour tout donner, et qu’au bout c’est soit la qualification soit le retour à la maison. Mais je pense que cela peut être positif pour nous car on sait que sur un match tout peut se jouer donc il ne va pas falloir faire de faux pas. On va continuer à se préparer cette semaine et dès samedi on sera prête pour aborder ce quart de finale.

« Sur un match, tout peut se jouer » 

Le format rajoute-t-il de la pression ?
Oui c’est vrai, il y a toujours de la pression. C’est un quart de finale contre une grande équipe sur un match couperet. Mais c’est de la bonne pression, cela va être à nous de bien la gérer. On a les atouts pour faire un bon match. Il faut que l’on soit concentré sur nous et notre performance. Les matches vont s’enchaîner si qualification dès samedi. On s’est préparé à ça pendant la préparation pour bien aborder la compétition. Pour le moment, on est concentré sur le match de samedi, et la suite on verra.

Qu’avez-vous pensé des matches du Final 8 masculin ?

J’ai regardé pas mal de matchs ces derniers temps. C’est une compétition où les équipes savent que tout se joue sur un seul match. Cela donne de très bons matches, avec beaucoup de buts, beaucoup d‘actions, je trouve ça très intéressant. J’espère que pour nous cela va être pareil et que cela tournera en notre faveur.

La compétition se jouera à huis clos. Mais vous avez pu vivre un dernier moment de communion avec vos supporters devant la gare avant votre départ pour votre lieu de stage…

C’était cool ! Le fait qu’ils viennent comme ça on ne s’y attendait pas forcément. Cela fait énormément plaisir de voir qu’on a autant de soutien de la part de nos supporters. Cela nous donne envie d’aller chercher quelque chose encore cette année. On sait qu’ils sont derrière nous, qu’ils nous poussent même à distance, et qu’ils seront là la saison prochaine. C’est une fierté pour nous de pouvoir les représenter et de donner le maximum pour eux.

Qu’est-ce que vous avez retiré de la finale perdue de Coupe de France face à Lyon ?

On en a reparlé après la défaite. Dans l’ensemble, je trouve que l’on a fait un bon match, on s’est créé pas mal d’occasions. On a fait un match plutôt sérieux. Après cela s’est terminé aux tirs au but, on sait que ce n’est jamais facile avec cette pression, la fatigue et la lucidité que l’on n’a pas forcément à la fin du match. On sait qu’il va falloir reproduire contre Arsenal ce que l’on a produit en finale. Aujourd’hui, je pense qu’il n’y a plus de différence réelle entre nous et l’Olympique lyonnais, mais cela se joue à quelques détails, là c’était aux tirs au but… C’est à nous de continuer à prendre de l’expérience à travers ce genre matches et à progresser pour les prochaines échéances qui nous attendent. 

Anthony Rech