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Fernandez : « Nous sommes en train de décourager les jeunes »

Luis Fernandez

Luis Fernandez - -

Ce week-end, le foot amateur a été marqué par des actes de violence entre joueurs, mais aussi à l’encontre d’un arbitre. Luis Fernandez, membre de la Dream Team RMC Sport, estime qu’il est vital de trouver des solutions pour éradiquer ce fléau.

Lors du match entre Ivry-sur-Seine et Val de Fontenay le 2 juin dernier, le football amateur a encore subi des actes de violence. Une bagarre générale entre des personnes venues de l’extérieur. Ce samedi, à Plessy-Trevise en région parisienne, un arbitre a été agressé. Le bilan ? Plusieurs jours d’interruption de temps de travail (ITT). Luis Fernandez, membre de la Dream Team RMC Sport, en a ras le bol de ces incidents qui ternissent l’image du foot.

« Ça devient de plus en plus tendu et compliqué. J’ai l’impression que dans le football amateur, cette violence est de plus en plus fréquente. Il faut que ça cesse. Il faut prendre conscience que le football est un sport populaire dans lequel on a le droit d’amener ses enfants. De nombreuses personnes aiment ce sport qui est un jeu. Il ne faut pas l’oublier. Les jeunes ont des rêves et ont envie de grandir avec ce sport. Mais quand on regarde ce qui est arrivé ce week-end, ça m’interpelle. On ne trouve plus de solutions. »

« Je lance un cri d’alarme ! »

« Ce genre de situation pose problème. Il faut trouver une réflexion et faire de la prévention. Nous sommes en train de décourager les jeunes. Je lance un cri d’alarme, il faut arrêter, on ne peut pas en arriver là ! Ces débordements ne sont pas suffisamment dénoncés. Les Fédérations et les Ligues doivent prendre des décisions fermes mais je sais que ce n’est pas simple. Je sais aussi que certains jeunes n’ont pas un cadre de vie facile. Mais nous n’avons pas le droit de blesser un arbitre. C’est impossible. »

« Du côté du District du Rhône, poursuit Luis, lorsqu’il y a de tels actes, la suspension à vie est appliquée pour les joueurs. Il faut également les responsabiliser. Le fléau de la violence est de plus en plus présent. Ça n’arrête pas ! Beaucoup de joueurs arrêtent le football à cause de cette violence. Le travail de longue haleine, qui n’a été pas effectué depuis quelques années, ressort aujourd’hui. C’est une politique qu’on n’a pas su faire. Les structures n’ont pas été forcément présentes pour les encadrer. Au bout d’un moment, il faut montrer aux instances du football qu’il faut arrêter car, en ce moment, les événements prennent des proportions incroyables. »

« La violence n’amène à rien »

« Les conditions de jeu ne sont pas respectées et le travail n’est pas respecté, conclut Luis. Il faut que chacun d’entre nous lance des propositions puis, après, discuter et pourquoi pas lancer une marche pour trouver des solutions afin de se sentir bien lorsque nous rentrons dans une enceinte de football. La violence n’amène à rien. On se doit tous de faire pour le mieux pour le football. Ce sport doit retrouver des vertus et des valeurs. »

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