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Foot: la Fédération galloise "écoeurée" après les insultes racistes visant deux joueurs

Ben Cabango (ici face aux États-Unis en novembre 2020) a reçu des insultes racistes Instagram après le match contre le Mexique.

Ben Cabango (ici face aux États-Unis en novembre 2020) a reçu des insultes racistes Instagram après le match contre le Mexique. - Nick Potts / POOL / AFP

Vainqueurs du Mexique (1-0) samedi en match amical, les Gallois Ben Cabango et Rabbi Matondo ont reçu plusieurs messages et insultes racistes sur les réseaux sociaux ce week-end. Une enquête a été ouverte par la police locale.

Le racisme n’en finit plus de sévir sur les réseaux sociaux. Après la victoire du pays de Galles sur le Mexique (1-0) samedi en match amical, deux coéquipiers de Gareth Bale sont venus s’ajouter à la liste déjà bien trop longue des joueurs accueillis par des messages racistes en ouvrant Instagram ou d’autres plateformes.

Le défenseur Ben Cabango (20 ans) et l’ailier Rabbi Matondo (20 ans) ont tous les deux publiés des captures d’écran des messages reçus, pêle-mêle des émojis de singes et des insultes racistes. "Et ça continue... Une nouvelle semaine où Instagram ne fait absolument rien contre le harcèlement raciste. Par contre, mon compte sera désactivé si je poste le moindre extrait de mes matches… #Priorités", a déploré Matondo sur Twitter.

La Fédération galloise "écoeurée"

Les deux jeunes joueurs (20 ans chacun) ont reçu le soutien immédiat de la Fédération galloise qui s’est dite "écoeurée par le harcèlement raciste subi par des joueurs internationaux" et a assuré être "en discussion avec la police pour s’assurer que ce comportement répugnant soit signalé et fasse l’objet d’une enquête". Le club de Cabango (Swansea) et celui de Matondo (prêté par Schalke 04 à Stoke City) ont également condamné les messages racistes.

Cette fois, Facebook a aussi pris la parole. Propriétaire d’Instagram, l’entreprise américaine a rédigé un communiqué en soutien aux deux joueurs. "Nous ne voulons pas de harcèlement raciste sur Instagram et nous avons supprimé les comptes qui ont envoyé ces messages à Ben Cabango et Rabbi Matondo", a déclaré un porte-parole du groupe. "Nous travaillons (sur le sujet) et nous sommes résolus à en faire plus", a également ajouté Facebook.

Près d’un an après la nouvelle vague du mouvement "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent), les appels ne cessent de se multiplier pour que les réseaux sociaux agissent enfin avec force… sans effet pour l’instant. Pour ne plus lire ces messages racistes, Thierry Henry a dû se résoudre vendredi à fermer l'ensemble de ses comptes.

SSa