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Foot: match hilarant entre chauves et chevelus (oui oui), Nivet toujours en forme

Une affiche inédite a opposé chauves et chevelus au stade de la Créchère à La Rabatelière ce samedi, devant un public nombreux. Les crânes glabres l'ont emporté sur le fil, notamment grâce à Benjamin Nivet.

Il y avait bien plus que trois pelés et un tondu, ce samedi après-midi à la Rabatelière en Vendée. Habituellement plutôt dégarnie, la main-courante du stade de la Créchère avait fait le plein pour une fois avec pas loin de 1 .300 spectateurs. Pourquoi autant de monde dans une commune qui compte un petit millier d'habitants?

Le soleil, invité surprise de ce deuxième week-end d’octobre sans aucun doute, mais surtout en raison de la tenue d’un match totalement inédit entre une équipe de chauves et une équipe de chevelus, composées de joueurs (et joueuses) locaux. Une initiative originale portée par le club de foot du FC Chavagnes- La Rabatelière dans le cadre de l’opération le Vrai Foot Day, qui promeut le football amateur.

Le match s'est déroulé dans un bon esprit
Le match s'est déroulé dans un bon esprit © @RMC Sport

"Les chevelus, on les appelle les vilains… On va les tondre les gars !" Il est à peine 16h. Le ton monte dans le vestiaire des crânes rasés. Au bout du banc, hilares, deux anciens joueurs professionnels, réputés pour leur absence de cheveux sur le caillou : l’ancien Troyen Benjamin Nivet (parrain de l’événement) et l’ex-gardien de but de Brest, Steeve Elana, tous deux retraités du foot.

De l’autre côté du mur, des cheveux en pagaille et des éclats de rire aussi, surtout quand le coach Philippe Guichet, président du club organisateur, s’improvise en Aimé Jacquet devant son tableau noir (blanc) en expliquant l’intérêt de jouer en losange… "Les chauves, ils n’ont rien dans la tête, non sur la tête… mais dans la tête aussi", hurle l’entraîneur aux frisettes.

"Original, festif, convivial"

16h30: début du crêpage de chignons. Les chauves manquent d’un cheveu l’ouverture du score. Les deux kops se répondent dans une ambiance festive. "Qui ne saute pas n’est pas chevelu !", éructe dans un mégaphone le kapo à la longue tignasse. De l’autre côté, une vingtaine de chauves (avec une perruque chauve) entonnent: "Qui ne saute pas n’est pas rasé !"

Sur un centre, Steeve Elana n’est pas très loin de se faire coiffer à son premier poteau. Dans les airs (et non hair), l’ancien Brestois déplie ses 1,87 m. Sur le banc, les deux coachs semblent se faire des cheveux blancs, surtout celui des chevelus, lequel a bien conscience que Benjamin Nivet va bientôt faire son entrée.

Les dégarnis l'ont emporté de justesse
Les dégarnis l'ont emporté de justesse © @RMCSport

La rencontre est à certains moments échevelée, parfois poilante… Le tout dans une bonne ambiance. Aucun joueur ne cherche des poux dans la tête de ses adversaires. Nivet ouvre le score (pour les chauves). Le match s’emballe. Les chevelus reprennent les devants. Chauve qui peut. Un (faux) striker en caleçon est rattrapé par les cheveux par le service de sécurité. But de la tête compte double pour les crânes rasés puis égalisation des chevelus.

L’entraîneur des chauves s’arrachent les cheveux. Score final : 3-3. Tirs au but. The chauve must go one. Nivet et Elana (oui, oui) manquent leur tir au but, mais les chauves s’imposent au bout du suspense. "C’est original, festif, convivial", sourit l’ancien joueur de Troyes. La fête se poursuit dans la petite commune du nord-Vendée. Et certains pourraient bien avoir mal au crâne (ou aux cheveux) dimanche matin.

David Phelippeau