RMC Sport

Houllier : « J’ai confiance en Domenech »

Retour aux sources pour Gérard Houllier

Retour aux sources pour Gérard Houllier - -

Gérard Houllier s’est exprimé dans Luis Attaque sur ses nouvelles fonctions de Directeur Technique National.

Gérard Houllier, vous voilà de retour à la tête de la Direction Technique Nationale…
J’ai quitté le poste en 1998 lorsque j’ai rejoint Liverpool. J’y reviens donc neuf ans après. Dans un premier temps, je vais faire l’inventaire des hommes et des actions qui sont en place. Il est certain que j’arrive à ce poste avec certains objectifs. Il y a toujours des choses à améliorer. Il y a des gens de qualité mais il faut établir un projet, mettre en place une ligne de conduite en ce qui concerne les actions qu’on mènera. Je revendique deux actions essentielles depuis mon premier passage à la DTN : la première est la préformation. Quand je vois que de nombreux joueurs de l’équipe de France sont passés par là, je me dis qu’on ne s’est pas trompé. La deuxième chose, c’est que j’ai permis à d’anciens joueurs d’obtenir le diplôme d’entraîneur lors d’une formation accélérée. A un moment donné, ce diplôme était pratiquement inaccessible aux anciens joueurs qui souhaitaient devenir de jeunes entraîneurs. Je trouvais donc normal de leur tendre la main.

Quelles sont les solutions pour améliorer le jeu proposé en France ?
Arrêter la formation, c'est tuer le foot en France. Pour réussir la formation il faut du talent au départ. On a de meilleures installations qu'il y a quinze ans. Il faut également changer les mentalités des entraîneurs et des joueurs. Mais il faut se rappeler d’une chose. On a gagné la Coupe du Monde avec notre défense. A un moment où l’on était régulièrement battu sur tous les fronts européens, l’accent sur la formation d’entraîneur a été mis sur la rigueur, les systèmes de jeu et l’animation défensive. Aujourd’hui, un entraîneur en formation doit obtenir des éléments qui lui permettront d’améliorer l’animation offensive. C’est une certitude, il faut avancer dans ce sens pour améliorer la qualité de notre championnat.

Quelles sont vos relations avec Raymond Domenech ?

Nos relations seront très bonnes, comme ça a pu l’être en 1998 lorsqu’Aimé (Jacquet) était à la tête de l’équipe de France. Raymond comme Aimé, c’est moi qui les ai recrutés lorsque j’étais DTN. Mon rôle est de faire en sorte que le sélectionneur soit dans les meilleures conditions possibles pour exercer sa profession. L’entraîneur de l’équipe de France A, lui, est complètement à part. Il dépend de la DTN mais en même temps, ce travail est tellement prenant qu’il faut le laisser travailler sans lui donner d’autres tâches. Personnes à la DTN ne l’embêtera.

Quel regard portez-vous sur les qualifications de l’Euro 2008 ainsi que sur les déclarations de Raymond Domenech avant France/Italie ?
J’ai pris pour ligne de conduite de ne jamais commenter tout ce qui concerne l’équipe de France et le sélectionneur, ce qui va considérablement améliorer nos relations. Je vais juste dire une chose : Raymond Domenech est un bon sélectionneur. Je lui fais confiance ainsi qu’aux joueurs pour se qualifier pour l’Euro 2008.

Un mot sur Jean-Pierre Morlans, l’ancien DTN.

Jean-Pierre ne peut pas être satisfait de mon arrivée. Il va avoir 65 ans dans quelques semaines et on lui demande de partir. Il est évident que Jean-Pierre ne va pas embrasser sur la bouche le président de la Fédération. Je le comprends complètement.

Lyon retrouve la Ligue des Champions après-demain. Est-ce que votre ancien club peut obtenir un résultat dans cette compétition ?
Lyon accumule de l’expérience au fil des années. Je les vois franchir le 1er tour parce qu’ils sont supérieurs aux autres clubs. Après, cela devient une affaire de réussite. Le tirage en fait partie, tout comme les blessés. Aujourd’hui, Lyon n’est pas épargné.

La rédaction-Luis Attaque