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Infantino réélu à la présidence de la Fifa

Président de la Fifa depuis février 2016, Gianni Infantino a a été réélu pour un nouveau mandat de quatre ans ce mercredi, lors du congrès de l'instance à Paris.

Etant donné qu'il n'y avait pas le moindre candidat face à lui, le suspense n'était pas à son comble. Mais voilà la chose actée. Ce mercredi, l'Italo-suisse Gianni Infantino a été réélu pour quatre ans à la présidence de la Fifa par les 211 fédérations membres, lors du 69e congrès de l'instance à Paris. Le dirigeant a même été conforté à son poste par acclamation, selon une recommandation du Conseil prise lundi.

Infantino, 49 ans, avait été propulsé en février 2016 à la tête de l'organisation alors empêtrée dans le scandale du "Fifagate", qui avait mis au jour un vaste système de corruption, et avait entraîné la démission de l'ancien président Sepp Blatter.

Des réussites, mais aussi des critiques

Depuis, outre les mesures "footballistiques" (VAR, Coupe du monde à 48 en 2026), le juriste de profession, ex-secrétaire général de l’UEFA (2009-2016), a su apporter une certaine stabilité. Dans son discours d'ouverture, il a vanté son bilan, en estimant que l'instance dirigeante du foot mondial était passée d’une institution "toxique, presque criminelle", à une "nouvelle Fifa" avec "intégrité, confiance, ou engagement social". "Le temps où un petit groupe de personnes gérait la destinée du football est terminée", a-t-il ajouté.

Infantino a également permis à la Fifa d'enregistrer des bénéfices présentés comme records. "Les réserves sont passés de 1 à 2,7 milliards de dollars. Les revenus de 5 à 6,4 milliards, a-t-il précisé. [...] Nous ne devons pas avoir honte de générer de l’argent."

Tous les nuages n'ont pas été chassés pour autant, puisque lui-même s'est vu reprocher sa proximité avec le procureur général suisse justement en charge de l'enquête sur le Fifagate. Il y a quelques jours, Michel Platini, dont Infantino est l'ancien bras droit, avait aussi adressé à son encontre de virulentes critiques. "Pour moi, il n’est pas crédible comme président de la Fifa et n’a aucune légitimité pour représenter le foot, lançait le Français. Ce n’est pas parce que tu as tiré les boules que tu peux représenter la Fifa." Il faut croire que les fédérations ne partagent pas le point de vue de l'ancien Ballon d'or.

CC avec AA