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L'Argentine pleure son idole Maradona, trois jours de deuil national décrétés

L'annonce de la mort ce mercredi de Diego Maradona, victime d'une crise cardiaque, a plongé l'Argentine dans une immense tristesse. Le gouvernement argentin a décrété trois jours de deuil national.

C’est tout un pays qui pleure son héros. L’Argentine est en deuil ce mercredi après l’annonce de la mort de Diego Maradona, qui venait de fêter ses 60 ans. Il est décédé d’une crise cardiaque dans la banlieue de Buenos Aires. Le champion du monde 1986, l'un des meilleurs joueurs de l'histoire et génie absolu, avait été opéré début novembre d'un hématome à la tête et se trouvait depuis en convalescence dans sa résidence. Le gouvernement argentin a décrété trois jours de deuil national.

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"Tu nous a emmenés sur le toit du monde. Tu nous as rendus immensément heureux. Tu as été le plus grand de tous. Merci d'avoir existé, Diego. Tu vas nous manquer pendant toute notre vie", a réagi sur Twitter le président argentin Alberto Fernández. "Il ne nous a donné que du bonheur. Nous lui sommes éternellement redevables. Quel bon Argentin peut reprocher quelque chose à Diego? Que pouvons-nous lui reprocher? Dans le football, il n'y a personne d'égal à Maradona", a-t-il ajouté dans un entretien donné à l'émission Super Fútbol.

"Les Argentins ont prévu de se rassembler à l'Obélisque de Buenos Aires, en fin d'après-midi, pour lui rendre hommage. Quand la nouvelle de sa mort a été annoncée par les médias argentins, il y a eu une sorte d'incrédulité sur les réseaux sociaux en Argentine car la vie de Maradona a finalement été faite d'une série de morts et de résurrections", explique Anaïs Dubois, correspondante pour BFMTV en Argentine.

L’émotion est évidemment immense et indicible dans son pays, qui avait suivi de près et avec inquiétude son opération à la tête début novembre. Des centaines de fans de l’emblématique numéro dix s’étaient rendus devant la clinique de Buenos Aires où il avait été opéré avec succès d’un hématome à la tête. La star y avait été transférée après une première hospitalisation à La Plata, au sud de la capitale.

En Argentine, les chaînes de télévision sont aussitôt passées en édition spéciale et les hommages se sont multipliés dans les médias et sur les réseaux sociaux. "Eternels remerciements. Eternel Diego", a réagi Boca Juniors, son club de coeur à Buenos Aires. Il y aura laissé une trace indélébile, comme dans tous les clubs où il est passé. De Boca, donc, à Naples, où il a évolué de 1984 à 1991 au sommet de sa carrière en Europe.

La Fédération argentine a exprimé de son côté "sa plus profonde douleur". Ses buts légendaires inscrits en sélection, en particulier celui inscrit de la main contre l'Angleterre en quart de finale du Mondial 1986, la fameuse "main de Dieu", et celui marqué lors du même match après avoir dribblé la moitié de l'équipe adverse, resteront dans toutes les mémoires.

RR avec AFP