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L’Espagne à la conquête du monde

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Invaincus depuis un an, les champions d’Europe espagnols font office de favoris en vue de la prochaine Coupe du Monde. Ils défient ce mercredi les Etats-Unis en demi-finale de la Coupe des Confédérations.

Depuis son sacre européen sur les pelouses suisses et autrichiennes l’été dernier, l’Espagne surfe sur une incroyable dynamique. Adeptes d’un jeu léché, tout en passes courtes et en mouvement, les joueurs de la Roja allient à merveille esthétisme et efficacité. Et personne ne semble pour l’heure en mesure de perturber leur récital. Invaincue depuis l’année dernière, l'équipe espagnole est actuellement en Afrique du Sud pour y disputer la Coupe des Confédérations, sorte de répétition générale à un an de la Coupe du Monde pour laquelle la formation coachée par Vicente Del Bosque est bien partie pour se qualifier (premier du groupe 5 à deux journées de la fin, avec six points d'avance sur la Bosnie, ndlr). Grâce à un sans faute lors des matches de poules de la Coupe des Confédérations, elle a battu ce week-end le record du monde de victoires consécutives (15) d’une sélection nationale.

« Pour gagner quinze matches d’affilée, il ne suffit pas de bien jouer et d’avoir une bonne équipe. Il faut quelque chose de plus, explique l’attaquant de Liverpool Fernando Torres, buteur héroïque face à l’Allemagne en finale de l’Euro. Ce qui fait notre force, c’est la soif de victoires mais aussi le collectif ». Une cohésion de groupe qui permet aux titulaires d’être dans les meilleures dispositions pour exprimer leur talent. « Nous voulons tous jouer pour l'équipe nationale, mais onze seulement peuvent être sur le terrain. Si on ne joue pas, on doit toujours faire le plus possible pour aider nos coéquipiers », résume Pepe Reina, le gardien remplaçant, lui aussi chez les Reds.

Fort de cette solidarité, la formation ibérique a su se libérer après sa victoire à l’Euro. Longtemps reléguée au rang d’outsider de luxe, souvent brillante en qualifications mais brouillonne lors des phases finales, l’Espagne est devenue en quelques mois l’équipe à battre dans le monde du football. Un statut que les joueurs assument pleinement. « Historiquement, l’Espagne souffrait contre les grandes équipes, maintenant ce complexe est dépassé. En tant que première nation au classement Fifa nous sommes favoris », explique le portier madrilène Iker Casillas.

Mercredi, ils affrontent les Etats-Unis en demi-finale de la Coupe des Confédérations. La dernière confrontation entre les deux équipes a vu l’Espagne s’imposer 1-0 à Santander grâce à un but de Xavi l’an passé. Le milieu de terrain du FC Barcelone sait que la réussite des siens passe par une remise en question permanente. « Nous sommes très fiers de ce qu’on réalise. C’est un privilège, un honneur. Mais maintenant il faut qu’on maintienne ce niveau de performance. Nous voulons conquérir le plus de trophées possible », harangue-t-il. A commencer par cette Coupe des Confédérations. En finale, les Espagnols pourraient retrouver le Brésil, opposé jeudi à l’Afrique du Sud, pour un duel placé sous le signe de l’offensive. « Nous voulons gagner sans renoncer à notre jeu tout en toucher. Nous mourrons avec notre football », a prévenu Torres. Puisse-t-il être entendu…

La rédaction - Alexandre Jaquin