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La Fifa veut tester les remplacements pour commotion à la prochaine Coupe du monde des clubs

Un remplacement supplémentaire en cas de suspicion de commotion cérébrale sera autorisé lors de la prochaine Coupe du monde des clubs disputée du 1er au 11 février au Qatar, a confirmé ce vendredi la Fifa.

Ce sera une grande première pour le football mondial. Ce vendredi, la Fifa a annoncé la mise en place des changements pour suspicions de commotions cérébrales à l'occasion de la prochaine Coupe du Monde des clubs en 2021 disputée du 1er au 11 février au Qatar. En cas de situation "potentielle ou avérée", chaque équipe pourra procéder à un changement maximum par match, en plus des cinq remplacements autorisés par ailleurs, a précisé dans un communiqué l'instance basée en Suisse.

La Coupe du monde des clubs, disputée entre autres par le Bayern, les Tigres de Gignac ou encore les Egyptiens d'Al-Ahly, deviendra la "première compétition internationale dans le cadre de laquelle de tels essais auront lieu", selon la Fifa. Au mois de décembre, l'International Board (Ifab), garant des lois du jeu, avait donné son feu vert pour une telle expérimentation dès janvier 2021.

Alors que le rugby autorise les remplacements temporaires, l'Ifab a opté pour un remplacement permanent afin de mettre le joueur à l'abri d'un deuxième choc, d'éviter toute pression pour qu'il reprenne le match et de donner davantage de temps pour évaluer sa santé. Les commotions cérébrales peuvent causer des symptômes à court terme: vertiges, maux de tête, confusion, nausées. Mais leur répétition est également délétère et a été mise en cause dans les maladies neurologiques précoces dont souffrent d'anciens footballeurs ou rugbymen après l'arrêt de leur carrière.

Une prise de conscience générale

Cette décision survient alors que la prise en charge des commotions cérébrales dans le sport fait débat depuis ces dernières semaines. D’abord dans le monde du rugby, en décembre, une dizaine d’anciens internationaux britanniques ont décidé d'attaquer les instances rugbystiques, qu'ils estiment responsables de leurs lésions au cerveau. Mais aussi dans le cyclisme, où l’UCI a mis en place un nouveau protocole commotion après l’abandon de Romain Bardet sur le dernier Tour de France pour commotion cérébrale.

ALR avec AFP