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Le « Nice Stadium » en mode écolo

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DOSSIER – Quatrième volet des stades de l’Euro 2016 avec le « Nice Stadium ». Avec sa structure en bois et ses panneaux photovoltaïques sur le toit, le futur nid des Aiglons sera l’une des enceintes les plus écologiques du monde. Livraison prévue en juin 2013.

Le chiffre, martelé en gros caractères sur les brochures touristiques, semble presque irréel pour qui n’a pas gouté la douceur du climat azuréen. A « Nissa la Bella », le soleil brille plus de 300 jours par an. Une ressource exceptionnelle qu’a décidé d’exploiter pleinement Jean-Michel Wilmotte, le concepteur du futur « Nice Stadium », pour un projet totalement orienté autour de la meilleure utilisation des énergies renouvelables. 

Le stade à silhouette courbée et au chapeau translucide, sera en effet doté d’une structure en bois plutôt qu’en métal pour limiter les émissions de CO2. 16 000 m2 de panneaux photovoltaïques seront installés sur le toit. Un dispositif qui permettra à l’enceinte de 35 000 places en configuration football (45 000 en configuration spectacle), de produire trois fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Des réservoirs permettront de récupérer l’eau nécessaire à l’arrosage et au fonctionnement des sanitaires. Par ailleurs, le stade disposera d’une climatisation naturelle avec l’utilisation des vents de la plaine du Var.

En attendant le Tour de France et les Jeux de la Francophonie

Les 243 millions d’euros nécessaires à la réalisation du grand stade de Nice seront financés sous la forme d’un partenariat public/privé, décidé par la ville de Nice. « Aujourd’hui, plus aucune collectivité en France ne serait capable de financer une enceinte de cette dimension, souligne ainsi le maire Christian Estrosi. L’Euro 2016 nous a surement beaucoup aidés en termes de financement mais le grand stade, il est fait pour soixante-dix ans. Nous avons beaucoup d’événements avant et après l’Euro : les Jeux de la Francophonie et le Tour de France en 2013, dont le contre-la-montre se fera pour partie autour du stade. Avant, la cinquième ville de France ne pouvait pas l’infrastructure pour accueillir de tels événements. »

Les travaux, entamés comme prévu l’été dernier, avancent bien. Les fondations sont quasiment achevées, et la partie supérieure commence à s’élever. « Nous avons annoncé la livraison en juin 2013, nous livrerons en juin 2013 » promet ainsi Estrosi. Le temps pour le peuple niçois de faire ses adieux au vétuste Stade du Ray, aujourd’hui vieux de 70 ans et dont le sort n’a pas encore été décidé. Pour les « Nissarts », l’avenir s’appelle désormais « Nice Stadium ».