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Astiazaran : « Une exposition extraordinaire »

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Invité exceptionnel de Luis Attaque, le président de la Ligue espagnole, José Luis Astiazaran, décrypte le football ibérique, et notamment les quatre affrontements que vont se livrer le Real Madrid et le FC Barcelone.

Après le clasico de samedi, le Real Madrid et le FC Barcelone se retrouvent ce mercredi pour la finale de la Coupe d’Espagne à Valence…

Une telle exposition avec ces quatre rencontres est extraordinaire pour le football espagnol. C'est une histoire très curieuse. Après le derby pour le championnat, il y a une histoire différente avec la Coupe d’Espagne sur un match, puis la Ligue des champions sur deux matchs. Ce sont trois histoires différentes et je crois que chaque entraîneur est en train de faire son boulot. Chacun utilise sa stratégie pour remporter les matchs.

Mourinho utilise-t-il la bonne stratégie ?

Il a un certain style et sais mettre la pression. On ne sait pas encore s’il s’agit de la bonne stratégie. Le derby de samedi s’est terminé par un match nul. Ce sont les résultats qui en diront plus. Ce sont deux clubs qui doivent gagner des choses, ils ont envie d'avoir des résultats.

On annonce également beaucoup de monde à Valence, lieu de la finale…

Nous avons connu des problèmes. Nous ne savions pas où se jouerait la finale. En France, vous avez la chance d’avoir un stade national. Nous, on doit choisir un stade neutre, près de Madrid et Barcelone. C’est le cas de Valence, mais il n’y a pas beaucoup de tickets. C’est la folie, c’est incroyable ! J’ai eu des coups de fil de personnes importantes ce mardi et je n’ai même pas pu leur trouver des billets. Tout est vendu. Des trains sont affrétés. L'ambiance va être extraordinaire. Ce sont de grands moments à vivre en Espagne.

La situation économique en Espagne est-elle solide ?

Je crois qu’au niveau global, il y a un problème économique en Europe. Il n’y a qu’à lire le journal tous les jours pour s’en rendre compte. Le football n’est pas épargné par la situation économique. Que ce soit en Espagne, en France, en Italie ou en Allemagne. Mais ce n’est pas comparable avec les familles qui, lorsqu’elles n’ont plus d’argent, mangent moins de viande. Il faut être positif et s’adapter.

Les différents championnats européens ne devraient-ils pas tous avoir le même règlement ?

Chaque pays a sa propre législation. Le plus important est de travailler ensemble afin d’élaborer un fair-play financier comme est en train de le faire l’UEFA. En Espagne, on essaye de travailler pour appliquer la philosophie du fair-play financier. Je crois qu’on va y arriver. C’est au mois de juin qu’on en saura plus à ce sujet. Mais tout n’est pas si différent. Chaque pays a sa propre histoire.