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En vidéos : Benzema, le filant devenu étoile

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Auteur d’un doublé ce dimanche à l’occasion de la défaite (3-4) du Real face au Barça dans un clasico d’anthologie, Karim Benzema confirme sa très bonne forme du moment. Une métamorphose de joueur autant qu’une mue d’homme.

Le sport de haut niveau engendre des génies précoces. Les Pelé, LeBron James ou Michael Phelps. Mais pour les exceptions à la trajectoire fulgurante, combien de talents lentement chauffés à marmite jusqu’à la bonne cuisson ? Combien de Karim Benzema ? L’évolution de l’attaquant tricolore ces derniers mois raconte l’histoire d’un filant devenu étoile. Une quasi-métamorphose qui fait aujourd’hui – et sans plus aucun doute – du numéro 9 tricolore l’un des meilleurs attaquants de la planète football.

Son premier but contre Barcelone :

Bilan provisoire de sa saison ? 15 buts en Liga, 4 en Ligue des champions, 2 en Coupe du Roi et 4 avec l’équipe de France. Quatorze en tout depuis le début de l’année civile (dont un en Bleu) pour un total de 110 sous les couleurs madrilènes. Efficace. Indispensable. Sur le plan comptable, donc, mais aussi dans le jeu.

Son second but contre Barcelone :

Sous José Mourinho, l’ancien Lyonnais donnait toujours cette impression de stress à l’heure de jouer son football. Comme si l’autorité et l’aura du technicien portugais empêchaient en partie ses ailes de se déployer. Sous Carlo Ancelotti, arrivé l’été dernier, la chrysalide du joueur l’a mué en papillon de lumière. Avec Gareth Bale et Cristiano Ronaldo en dragsters sur les ailes, la troisième pointe du trident « BBC » a trouvé sa place et peut exprimer son jeu à la hauteur du potentiel qu’on lui a toujours attribué. La confiance grimpe et libère ses qualités techniques de tueur des surfaces.

Deux mix des plus belles actions de sa saison 2013-2014 :

Meilleur représentant d’une génération dorée tricolore 1987 promise à monts et merveilles dès le plus jeune âge, longtemps rangé dans la catégorie future star, Benzema prend désormais place à la table de celles du présent. Une mutation qui ne trouve pas seulement son origine sur la pelouse. Si Karim est un autre joueur, il le doit peut-être bien au fait d’être un autre homme. Capacité de Carlo Ancelotti à maîtriser les échanges et la relation humaine avec ses joueurs, présence de Zinédine Zidane comme adjoint pour le conseiller, l’aiguiller et le rassurer, naissance début février de son premier enfant, la petite Mélia : les raisons de l’évolution positive semblent nombreuses. A 26 ans, sérénité et plénitude personnelles comme sportives emplissent peu à peu son monde. Le Real comme les Bleus ne s’en plaindront pas. La presse de son pays d’adoption ne s’y trompe pas non plus.

Son but face aux Pays-Bas avec les Bleus en mars :

Au lendemain de son doublé face au Barça dans un clasico hyper spectaculaire, les médias espagnols ont multiplié les louanges à son endroit. Meilleure note du Real (avec Di Maria) pour les quotidiens Marca et As, ce dernier l’élisant même « dandy du match » (en gros, le joueur le plus talentueux de la rencontre), Benzema a été félicité pour son influence sur le jeu alors que Cristiano et Bale n’étaient pas dans un excellent soir. Les journalistes ne manquent pas non plus de relever sa nouvelle capacité de réaction, ce droit de se planter désormais conquis car tout le monde sait qu’il pourra assurer derrière. Le message répété en boucle dans les pages sportives, sur les ondes et lors des shows télé ? « Autrefois, il se serait bloqué après avoir manqué deux occasions. Là, il a été capable de marquer un doublé. »

Ses 100 premiers buts au Real :

Avec la manière, qui plus est. « Son second but, où il enchaîne à grande vitesse le contrôle de la cuisse avec la volée du coup de pied, il y a tous ses récents progrès dans ce geste, estime eric Di Meco, membre de la Dream Team RMC Sport. Et il peut en mettre trois ou quatre s’il est plus efficace. C’est encore la différence avec Messi et Ronaldo. » Et Luis Fernandez d’appuyer : « Son style et sa position sont ceux d’un véritable attaquant, quelqu’un qui est dans surface de réparation et qui réussit des gestes. Il est présent partout et a une énorme confiance en lui en ce moment. » Dimanche soir, de nombreux débats médiatiques en Espagne tournaient sur la question de savoir si la décision de Carlo Ancelotti de le sortir lui et non Bale suite à l’expulsion de Ramos – pour faire entrer Varane – avait été ou non une erreur. Sans surprise, et même si le Français ressentait toujours une gêne à la cuisse, la réponse tendait vers la première solution. Que les choses ont changé, en quatre-cinq mois.

Quatre de ses buts avec le Real lors les deux derniers mois :

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Alexandre Herbinet avec F.He. à Madrid