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Liga: bataille entre la fédération espagnole et Mediapro pour un révélateur de hors-jeu

La fédération espagnole de football et Mediapro, diffuseur de la Liga en Espagne, s'écharpent à propos d'un révélateur de hors-jeu utilisé par la chaîne lors du match Valence-Athletic Bilbao.

Drôle de bataille en Liga. La fédération espagnole, en charge des arbitres et de l'arbitrage-vidéo, et Mediapro, diffuseur du championnat espagnol et futur diffuseur de la Ligue 1, s'écharpent autour du but inscrit par Valence contre l'Athletic Bilbao samedi. 

Un révélateur fait par Mediapro

Sur le but inscrit par Denis Cheryshev à la 27e minute, la position de Maxi Gomez au départ de l'action est incertaine. L'arbitre-vidéo (VAR), après avoir visionné les images, a informé l'arbitre principal qu'il n'était pas hors-jeu. Mais cinq minutes plus tard, Mediapro a rediffusé la séquence en ayant ajouté un révélateur "maison", où Maxi Gomez semble cette fois hors-jeu. En début de 2e période, ils ont montré les images utilisées par le VAR, celles-ci confirmant finalement la décision de l'arbitre. 

A gauche, l'image officielle du VAR, à droite celle diffusée par Mediapro
A gauche, l'image officielle du VAR, à droite celle diffusée par Mediapro © -

La fédération espagnole s'est plainte publiquement de la diffusion de ce révélateur non officiel, accusant Mediapro d'avoir "franchi une ligne rouge intolérable". Mediapro ne s'est pas laissé faire, arguant que la réalisation n'aurait reçu les images du VAR que 40 minutes après le but. Le diffuseur a ensuite organisé une conférence de presse pour diffuser les images filmées dans la salle du VAR à la mi-temps, où l'on voit de nombreuses personnes pénétrer dans la pièce et l'arbitre-vidéo prendre en photo la position de Maxi Gomez. 

Une brouille qui dure 

Le ping-pong a continué et la fédé a répondu: "Le protocole précise clairement que tout personnel autorisé ainsi que les opérateurs de l'arbitrage-vidéo peuvent se rendre dans la salle à la pause." Elle précise également que "le protocole prévoit l'usage d'un téléphone mobile en secours pour contacter l'arbitre principal." Face à "la confusion créée à San Mames par la diffusion", l'arbitre vidéo aurait alors envoyé par téléphone l'image du hors-jeu, qui n'avait pas encore été diffusée par Mediapro à l'antenne, à l'arbitre principal. 

L'escalade pourrait sembler irréelle pour une simple question de révélateur mal utilisé. Mais elle n'est qu'une bataille de plus entre la Fédération espagnole et Mediapro. Depuis l'arrivée de Luis Rubiales à la présidence de la fédération en mai 2018, le relations sont tendes avec la ligue professionnelle (LaLiga) et son diffuseur. Le conflit s'est notamment porté sur la diffusion de la Coupe du Roi, dont la fédé a exclu Mediapro. Et il semble loin d'être terminé. 

HM