RMC Sport

Liga : le Barça marche sur le Real

-

- - AFP

Le FC Barcelone a survolé le clasico en humiliant le Real à Madrid, ce samedi lors du choc de la 12e journée de Liga (4-0). Les Catalans font le break en tête du classement avec six points d’avance sur les Madrilènes. Rafael Benitez semble plus que jamais menacé.

Karim Benzema et James Rodriguez de retour, Rafael Benitez avait aligné la grosse équipe du côté du Real Madrid ce samedi. A domicile, face à un Barça qui avait choisi de laisser Lionel Messi sur le banc, le club madrilène ne s’attendait sans doute pas à une telle défaite dans ce premier clasico de la saison (4-0), lors de la 12e journée de Liga. Voire même à une telle humiliation.

Car dans l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année, les Merengue n’ont existé que sur de trop rares fulgurances. Celles de James Rodriguez d’abord, plein de bonnes intentions et qui a même inquiété Bravo à deux reprises (29e et 49e). Celles de Marcelo surtout, le meilleur Madrilène sur le terrain, sauveur providentiel sur une tentative de Neymar avant la pause. Pour le reste, un mot résume la prestation madrilène : néant.

Défense catastrophique du Real

Des espaces laissés béants, un milieu de terrain transparent (Kroos et Modric en tête), un Benzema qui ne s’est réveillé que dans le dernier quart d’heure et sans doute pas encore prêt à jouer. Et que dire de cette défense catastrophique, entre tacles assassins de Ramos et timidité de Varane ? Beaucoup trop peu pour arrêter un Barça qui marche sur l’eau et buteur par quatre fois grâce à Suarez (11e et 74e), Neymar (39e) et Iniesta (53e).

L’an dernier, le club catalan brillait de son trident magique. Cette saison, deux des trois pépites semblent suffire à étriller l’adversaire, aussi prestigieux soit-il. Luis Suarez et Neymar ont ainsi inscrit 20 des 21 derniers but du Barça en Liga : 10 pour l’Uruguayen, 10 pour le Brésilien. Ce dernier a d’ailleurs planté son 250e but en carrière... à 23 ans seulement. Lionel Messi, entré à la 57e minute, n’a pu que constater que ses coéquipiers faisaient parfaitement le travail.

Benitez sur un siège éjectable

Ce Barça-là est étincelant, à l’image de son capitaine du soir, Andrés Iniesta, qui n’a décidément rien perdu de sa classe, notamment en récupération. Et rend en parallèle bien fade ce Real version Benitez, désormais deuxième à six points du rival catalan au classement. L’ancien entraineur de Liverpool, qu’on disait déjà sur la sellette avant le coup d’envoi pour le jeu peu flamboyant développé et sa gestion des égos dans le vestiaire, semble désormais sur un siège éjectable.

A.Bo