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Perez-Martinez Bravo, le match est lancé

Le 29 mars, l’assemblée générale des socios fixera la date des élections présidentielles. Le duel annoncé entre le grand favori Florentino Perez, qui ne s’est pas encore déclaré, et Eugenio Martinez Bravo tient déjà toutes ses promesses..

Florentino Perez, un projet galactique

Sa politique
Lors de son premier mandat (2000-2006), Florentino Perez a aligné les vedettes - Figo, Zidane, Beckham, Ronaldo, Owen - et les résultats - deux Liga (2001, 2003), une Ligue des Champions (2002), deux Super Coupes d’Espagne (2001, 2003), une Super Coupe d’Europe (2002) et une Coupe intercontinentale (2002). S’il venait à être élu, le président du groupe immobilier ACS, ne changerait pas de stratégie. A ses yeux, le Real Madrid doit produire le meilleur football d’Europe et donc avoir les meilleurs jours du Continent dans son vestiaire.

Ses soutiens
Roberto Carlos, un des anciens de l’époque des Galactiques, s’est dit prêt à revenir au Real si Perez était élu. Zinedine Zidane, également. Le chouchou de l’ancien boss des Merengue se verrait, en cas de nomination de Perez, proposé un poste important au club (ambassadeur, conseiller du président). Mais le soutien le plus important dont dispose aujourd’hui Florentino Perez est le plus surprenant. A en croire l’autre candidat, Eugenio Martinez Bravo, le président intérimaire, Vicente Boluda, œuvrerait en coulisses pour ouvrir la voie lors des prochaines élections à Perez.

Le coach qu’il souhaite
Florentino Perez est bien décidé à faire venir un grand nom pour reprendre le banc de touche madrilène. Trois entraîneurs ont grâce à ses yeux. Carlo Ancelotti (Milan AC), Arsène Wenger (Arsenal) et José Mourinho (Inter Milan). Le premier, en disgrâce en Italie, n’est pas insensible à l’intérêt que lui porte Perez. Le second a déjà été courtisé à plusieurs reprises, sans succès par la Maison Blanche. Un jour ou l’autre, il pourrait se laisser séduire. Quant au troisième, il aurait été approché par le biais de son agent, Jorge Mendes et rien ne garantit que Mourinho ira au bout de son contrat avec l’Inter.

Sa short-list de joueurs
Perez veut du lourd, notamment dans le secteur offensif. Kaka et Cristiano Ronaldo figurent en tête de sa liste. La polyvalence de Steven Gerrard lui plaît beaucoup également. L’ancien président madrilène serait même, de sources espagnoles, entré en contact avec Mino Raiola, l’agent de Zlatan Ibrahamovic. Pour financer ses onéreux dossiers, Perez compte bien faire le ménage au sein de l’effectif actuel (Saviola, Drenthe, Heinze …) et user de ses relations économiques pour acquérir des capitaux.

Eugenio Martinez Bravo, l’Espagne avant tout

Sa politique
« Cristiano Ronaldo est l’un des meilleurs joueurs du monde (…) mais pour son prix, on peut recruter deux joueurs de la sélection espagnole. » Dans ses quelques mots confiés au quotidien As, Eugenio Martinez Bravo ne cache pas son désir de recruter ibérique avant tout. Ce dernier souhaite également promouvoir les équipes de jeunes du Real et ne pas tomber dans la surenchère économique, en alignant des sommes astronomiques pour recruter un nom ronflant.

Ses soutiens
A 39 ans, Eugenio Martinez Bravo symbolise la jeunesse triomphante espagnole. Ce licencié en business affiche une fraîcheur et une indépendance qui séduisent beaucoup le peuple ibère, à l’image de sa candidature officielle, qu’il assume sans pression. S’il n’a pas le même soutien médiatique que Perez – il est appuyé par Carlos Santillana, un ancien joueur du Real – Martinez Bravo peut compter sur plusieurs entreprises pour lui apporter les finances nécessaires à sa candidature – 52 millions d’euros – et aux transferts qu’il souhaite réaliser.

Le coach qu’il souhaite
Martinez Bravo recherche un grand technicien, espagnol, capable d’assumer en doublon un poste de manager général. Un entraîneur également en mesure de donner une dimension plus nationale au club. Pour l’instant, Martinez Bravo, comme son entourage proche, n’ont pas laissé filtrer la moindre piste ni divulgué le moindre nom sur ce dossier. Toutefois, le nom de Rafael Benitez a été évoqué à plusieurs reprises… mais là encore, le candidat à la présidence n’a pas confirmé la rumeur.

Sa short-list de joueurs
Martinez Bravo n’est pas original. Il veut du talent, tout comme son grand rival. Mais il veut que ce dernier soit espagnol et international de préférence. Des joueurs comme Fabregas, Xabi Alonso, David Villa ou David Silva correspondent à ces deux critères. Encore faut-il voir à quel prix ces derniers pourront venir gonfler la Maison Blanche. Ceci étant, Martinez Bravo a promis de tout faire pour « recruter un joueur qui représentera à la fois le présent et le futur du club. »

La rédaction - Alix Dulac