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Arbitrage : Layec veut faire causer

Bertrand Layec

Bertrand Layec - -

Le manager des arbitres à la FFF a présenté ce vendredi un bilan technique de la saison passée, ainsi que ses perspectives pour la saison à venir. Son ambition : développer le dialogue autour des arbitres. Et ses propositions sont innovantes.

Les stages de préparation, ce n’est pas que pour les joueurs. Les hommes en noir y ont désormais droit eux-aussi. Dès lundi, les arbitres de l’élite partiront en stage de préparation physique pour quatre jours à Aix-les-Bains. Signe que la professionnalisation du secteur est bel et bien en marche. C’est en tout cas le message que veut faire passer Bertrand Layec, le manageur des arbitres, qui a dressé un bilan de son action ce vendredi. Sans forcément se jeter des fleurs.

« Peut mieux faire », estime-t-il par exemple quand il s’agit d’évaluer l’action de ses ouailles sur les « actes mettant en danger l’intégrité physique », comme les semelles, les tacles ou les coups de coude. Même s’il juge la gestion des situations de hors-jeu « satisfaisante ». L’an passé, 15 buts ont été accordés à tort sur des situations de hors-jeu et 12 buts ont à l’inverse été refusés à tort. Des statistiques à rapprocher des 2910 situations que les arbitres ont eu à gérer.

Une rencontre arbitre/entraîneurs après les matches

Mais c’est surtout sur les perspectives de la saison à venir que Bertand Layec a tenu à se pencher, en rappelant certaines des propositions que la FFF a d’ores et déjà entérinées au mois de mars. Le grand manitou des arbitres de l’élite entend d’abord multiplier les rencontres entre ses hommes, le staff et les joueurs pendant la saison.

Autre idée : mettre en place une rencontre un quart d’heure après la fin de chaque match entre l’arbitre et les entraîneurs, pour évoquer les éventuels problèmes avant la conférence de presse. « Ça peut durer 30 secondes, comme 5 minutes, précise-t-il. Nous n’avons rencontré que des échos favorables à cette mesure. »

Bertrand Layec aimerait également mettre en place une zone commune au quatrième arbitre et aux deux entraîneurs sur le bord de la touche pendant les matches. Une révolution « assez bien acceptée », qui sera expérimentée dans un premier temps. Pas évident de faire cohabiter dans la même zone deux entraîneurs adverses parfois capables d’en venir aux mains. Mais avec leur préparation physique, les arbitres sont désormais parés à toutes les situations.