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ASSE: le prince cambodgien se demande si Caïazzo et Romeyer "veulent vraiment vendre"

Attaqué par les dirigeants de l'ASSE, un club qu'il souhaitait racheter, le prince cambodgien Ravichak Norodom se défend des accusations d'escroquerie portées à son encontre, et contre-attaque dans une interview à l'Equipe.

"Ce n’est pas un raté. C’est un gâchis." Au cours d’un entretien accordé à L'Équipe, le prince du Cambodge Ravichak Norodom, candidat au rachat de l’AS Saint-Etienne, en vente depuis le mois d’avril, regrette la tournure prise par les événements, alors que l’ASSE a annoncé qu’elle allait porter plainte pour "faux, usage de faux et tentative d’escroquerie".

"J’ai demandé à mon ambassade à Paris de vérifier: le club n’a pas porté plainte contre moi", assure aujourd’hui l’homme qui a choisi de sortir de son obligation de réserve. Ravichak Norodom se défend d’être un escroc après sa tentative avortée de racheter le club. Il rejette la faute du faux document sur Prolan Group SA, "une structure financière basée à Genève, en Suisse, et qui travaille avec la Deutsche Bank".

"Si j'étais un prince du Qatar ou d'Arabie saoudite, je suis persuadé qu'ils m'auraient téléphoné"

Réagissant au communiqué de l’ASSE l’attaquant frontalement, le prince se demande "si les deux présidents veulent vraiment vendre". "Je ne les ai jamais rencontrés, ni eu aucun contact avec eux. Seulement trois personnes de KPMG, lors de ma déclaration d'intention officielle et pour présenter ma stratégie, explique-t-il. Et encore, ce fut en visioconférence. Si j'étais un prince du Qatar ou d'Arabie saoudite, je suis persuadé qu'ils m'auraient téléphoné. J'étais disposé à me déplacer à Dubaï (Bernard Caïazzo y réside)."

Celui qui voulait initialement rester discret jusqu’à la signature officielle, indique par ailleurs qu’un certain nombre d’informations qui ont filtré au sujet de sa candidature sont erronées. Sa fortune par exemple: "On a parlé de 250 millions d'euros. Il s'agit de la fortune personnelle de mon oncle, sa Majesté du Cambodge, pas de l'argent qui aurait servi à acheter l'ASSE."

Cet argent "provient de fonds chinois". Mais cela n’a plus d’importance désormais, car le prince cambodgien devrait renoncer à racheter l’AS Saint-Etienne. En revanche, il ne désespère pas d’acquérir un jour un club français: "Mais avant cela, je vais désormais y réfléchir à deux fois."

QM