RMC Sport

ASSE-PSG : les Verts retiennent encore Paris

Aubameyang-Beckham

Aubameyang-Beckham - -

Solide en première période puis beaucoup trop fébrile, le PSG, qui menait 2-0, a finalement été tenu en échec ce dimanche par Saint-Etienne (2-2). Enervés en fin de match, les Parisiens manquent l’occasion de s’envoler en tête de la Ligue 1.

Jean-Michel Aulas a du lâcher un énorme ouf de soulagement. Si le président lyonnais n’a sûrement pas passé d’écharpe verte autour du cou dimanche, devant le choc Saint-Etienne - PSG, nul doute que le boss de l’Olympique Lyonnais n’a pas manqué une miette de la rencontre. Et qu’il a prié pour que ces Verts, rapidement menés par le PSG, finissent par accrocher le leader du championnat (2-2). Prière entendue et exaucée par Clerc (72e), au sortir d’une action ternie par une grosse semelle de Brandao sur Thiago Silva, une faute qui a provoqué l’ire de Carlo Ancelotti et douché en partie les espoirs d’envol du club de la capitale.

Paris a mené, Paris a été rejoint et s’il n’a pas eu raison de sa bête noire dimanche soir, c’est aussi en grande partie de sa faute. Tout avait bien démarré pour les Parisiens, avec une balle piquée de Pastore pour l’ouverture du score (9e), l’Argentin sanctionnant illico une erreur de Bayal Sall. Puis Lavezzi, pour un (très) léger contact de Ruffier, obtient un penalty très généreux, qu’Ibrahimovic transformera deux fois, d’abord d’une frappe sèche, puis ensuite d’une subtile panenka, synonyme de 25ème but cette saison en championnat.

Beckham et Ibra en colère

A ce moment-là, tout va bien pour Paris. Trop peut-être. Et Alex, sur un centre au cordeau d’Aubameyang, trompe son propre gardien (37e) sous la menace de Brandao. Saint-Etienne, aux abonnés absents, s’enhardit. Profite des largesses d’un PSG beaucoup trop attentiste et incapable de le perturber hors de sa propre surface de réparation. Fébrile, ce Paris. Suffisamment pour subir les vagues vertes, en pliant lentement mais sûrement, à l’image de cette lourde frappe d’Aubameyang repoussée magistralement en corner par Sirigu (69e) Avant de casser, logiquement, sur un extérieur du pied droit de Clerc splendide.

Paris, de plus en plus nerveux, accuse le coup. Saint-Etienne se sent pousser des ailes. La fin de match est tendue, entre le coup de gueule de Beckham, déjà averti, envers Antony Gautier, le carton jaune de Brandao pour antijeu et le tacle mal maitrisé de Bayal sur Gameiro (90e+2). Le dernier coup franc de Beckham ne donnera rien… L’ASSE restera invaincue en 2013 et invaincue face au PSG. Paris, lui, conserve sa place de leader, qu’il ne conforte que d’un tout petit point. Toujours ça de pris. Mais on retiendra l’image de Parisiens très agacés, surtout Beckham et Ibrahimovic, en grande discussion avec les arbitres au coup de sifflet final…

A.D