RMC Sport

Aulas : « Plein de gens sont prêts à venir entraîner Lyon »

-

- - -

Jean-Michel Aulas n’a pas tardé à répondre à la pique que lui a lancée Nicolas de Tavernost dans la presse. Le président lyonnais en a également profité pour traiter de l’actualité de son club… et de Wanderlei Luxemburgo.

Jean-Michel Aulas, Ederson, Lloris et aujourd’hui Miralem Pjanic… l’option jeunesse à l’OL n’est-elle pas un risque pour une équipe qui souhaite gagner la Ligue des Champions ?
On a onze joueurs à l’Euro… du coup, l’OL est le premier club européen à avoir autant d’internationaux dans cette compétition. Ce qui veut dire que les joueurs confirmés, on les a déjà. Aujourd’hui, si on veut recruter de manière efficace en ayant un certain nombre de moyens, ce qui est le cas de Lyon puisque l’on a déjà déboursé près de 40 millions d’euros environ depuis le début de la saison, il faut essayer d’investir sur de jeunes espoirs qui, demain, vont être les vedettes que l’on va venir nous chercher à prix d’or. C’est la stratégie voulue et c’est celle qui est respectée à la lettre aujourd’hui.

On évoque beaucoup la possible venue de Laurent Blanc à Lyon, ce qui a fortement irrité l’actionnaire majoritaire du club (M6) Nicolas de Tavernost. Ce dernier d’ailleurs n’a pas tardé à vous voler dans les plumes…
Non, non, Nicolas est un ami. Je pense que sa pique dans la presse s’adressait aux gens qui auraient indiqué que j’aurais fait des avances à Laurent Blanc. D’ailleurs, c’est ce dernier qui a dit qu’un club comme Lyon ne se refusait pas. Moi, j’ai rétorqué qu’un entraîneur comme Laurent Blanc était un excellent entraîneur et que si on avait la possibilité de le faire venir, on ne se gênerait pas. Maintenant, il est sous contrat donc, il n’y a aucun problème avec Nicolas de Tavernost et Jean-Louis Triaud. Le seul problème qui nous oppose, c’est qu’ils ne veulent pas jouer le Trophée des Champions à Chicago…Moi, j’ai tout à fait raison de dire aussi que Laurent Blanc est un super entraîneur, surtout qu’il m’a beaucoup surpris pour sa première saison à ce poste. Heureusement que l’on peut encore adresser des louanges aux gens compétents, autrement on ne pourrait plus rien dire et vous seriez au chômage.

Des nouvelles concernant votre nouvel entraîneur ?
Il n’y a rien de neuf sur le plan de la communication puisque vous avez bien dû le comprendre, on ne souhaite pas s’exprimer là-dessus. On règle les interprétations qui sont nées du probable départ d’Alain Perrin. Je vous fais une promesse, dès qu’on aura du neuf, on vous fera signe. Pour le moment, ce sont des choses qui doivent rester entre le président du club et les gens qui ont été concernés.

Pas d’avancée positive dans le dossier Wanderlei Luxemburgo ?
Non. Au contraire. Il y a eu une première discussion qui n’a pas donné satisfaction. Les représentants de Luxemburgo sont revenus à la charge. C’est à nouveau à l’étude… Là, on est dans l’optique de construire une équipe pour être performant en Europe sur les trois années qui viennent. Faites-nous confiance. Des gens qui veulent venir entraîner l’Olympique Lyonnais, il y en a plein et parmi les plus prestigieux.

On vous a senti particulièrement déçu tout à l’heure concernant le débat qui oppose votre club à Bordeaux dans le choix du lieu du prochain Trophée des Champions…
Je trouvais que c’était super de faire un Lyon-Bordeaux à Chicago. Peut-être que les gens de Bordeaux auraient préféré San Francisco, plus exactement du côté de Napa Valley pour faire la comparaison avec les vins de Bordeaux et le Beaujolais. Ceci dit, Chicago, ce n’était pas mal non plus et cela promettait un bon deal économique. La promotion de l’image du football français aux Etats-Unis passe par l’investissement des meilleurs clubs français. Le fait d’avoir un Trophée des Champions entre deux équipes qui se sont battus pour le titre jusqu’à la dernière journée, c’est une promotion formidable pour le championnat tricolore. Maintenant, il n’y a absolument rien qui nous oppose avec Bordeaux sauf le meilleur classement possible en championnat…

La rédaction - Edward Jay et Alix Dulac