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Bastos : « Pourquoi ne pas rester plus longtemps à Lyon ? »

Michel Bastos

Michel Bastos - -

Invité dans Coach Courbis sur RMC, Michel Bastos, absent depuis trois semaines après sa blessure à la cuisse droite, va faire son retour à la compétition ce vendredi, à l’occasion de la 14e journée de Ligue 1 face à Rennes (20h). Apprécié par Rémi Garde, le Brésilien aspire à s’inscrire dans la durée au sein du club rhodanien.

Michel, quelles sont les nouvelles de votre blessure à la cuisse alors que vous avez été retenu pour affronter Rennes ?

Ça avance super bien. Mes sensations sont très bonnes. J’ai passé un examen et la cicatrisation semble OK. Mais ma blessure n’est pas encore à 100% cicatrisée. En tout cas, hier (mercredi), je me suis entraîné et je n’ai rien ressenti. Donc je suis à la disposition du coach.

Alors que vous avez réalisé un début de saison fantastique, vous aviez pourtant l’intention de quitter l’OL lors du mercato d’été. On a même parlé d’un accord avec la Juventus...

Oui, c’est vrai, il y en a eu un. Mais les deux clubs ne se sont pas mis d’accord par rapport au montant du transfert. Il y a eu d’autres choses aussi. Mais à un moment donné, il fallait que je prenne une décision. Au final, je suis resté et j’ai même prolongé jusqu’en 2015.

Donc vraiment aucun regret ?

Non, car j’ai fait un très bon choix en restant. En France, il n’y pas mieux que Lyon. Donc si je dois partir, ça sera pour l’étranger. C’est sûr et certain. Mais ici je me sens bien, ma famille vit bien. On a même acheté une maison. Donc pourquoi ne pas envisager de rester beaucoup plus longtemps au club ?

Pourtant la saison dernière, vous avez connu des difficultés avec votre ancien coach, Claude Puel…

Je suis un joueur qui a besoin d’être aimé… Mais je ne dirais pas que Claude Puel ne m’aimait pas. C’est lui qui m’a fait venir en France et à Lyon. Mais sa façon de gérer le groupe m’a un peu embêté. Après, chaque entraîneur a sa façon de coacher.

Quelles sont les différences de coaching entre Garde et Puel ?

Avec Garde, ça va bien. On discute plus ensemble. Mais Puel reste un grand entraîneur, je lui dois beaucoup. Même si avec lui, il fallait être sûr et certain de réussir un beau geste. Dès qu’on le ratait, on se faisait engueuler. Avec Garde, non. Rémi est quelqu’un qui pousse. J’aime avoir cette confiance pour tenter des choses.

Justement, en parlant de confiance, votre coéquipier Yoann Gourcuff, de retour après plusieurs blessures, va-t-il retrouver son meilleur niveau ?

Yoann, c’est un joueur qui a énormément de qualités. Il a seulement besoin d’avoir des ballons pour faire la différence. Ça va venir. Il faut juste qu’on s’adapte et qu’on le trouve pour lui donner la confiance. A Lyon, on attend qu’il nous fasse gagner des matches.

A titre personnel, avez-vous l’intention d’être repositionné en tant qu’arrière latéral en vue de la prochaine Coupe du monde au Brésil en 2014 ?

Non. Aujourd’hui, ce n’est pas possible de faire ça. Je ne changerai pas de poste parce que je sais où je peux apporter le plus : c’est au milieu. Après, concernant le Brésil, ça peut me libérer une place, mais je ne vois pas les choses comme ça. J’ai confiance en mes qualités et je sais que si je continue comme je le fais actuellement, je vais aller à la Coupe du monde.

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Lisandro leur a (tellement) manqué !|||

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Ces derniers temps, les joueurs lyonnais se sont approprié cette maxime du poète Alphonse de Lamartine. Absent depuis le 27 août à cause d’une cheville mal en point, L’Argentin de l’OL, Lisandro Lopez fait ainsi son retour dans le groupe ce vendredi soir face à Rennes (20h). Et même s’il n’est pas en mesure de débuter le match, sa présence a déjà un effet.  Celui de redonner le sourire à un groupe qui reste sur deux revers (Real Madrid et Sochaux). Maxime Gonalons confirme : « On sait qu’il est très important dans le groupe, glisse le néo-international. Il ne parle pas beaucoup, mais quand il parle, il a les mots justes pour faire avancer les choses. Sur le terrain, c’est un chef d’orchestre. C’est celui qui organise un peu tout. J’espère qu’il va retrouver son niveau le plus vite possible, mais on ne doute pas là-dessus ».

Rémi Garde partage l’avis de son milieu de terrain : « Les ‘types’ et moi-même l’attendons avec impatience, indique le coach rhodanien. Mais un joueur ne se reconstruit pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait. Donc il faut que Lisandro retrouve des sensations et qu’il reprenne des automatismes de jeu et de match. Et ça malheureusement, je ne sais pas combien de temps ça va prendre ».