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Ben Arfa, Germain, Seri… : les tops et les flops de Nice-Reims

Facile vainqueur de Reims (2-0) ce vendredi en ouverture de la 35e journée de Ligue 1, Nice, emmené par un Ben Arfa de gala, grimpe provisoirement sur le podium. Pour Reims, englué à la 17e place, la double menace Ajaccio - Toulouse se précise.

LES TOPS

Hatem Ben Arfa

Dans l’obligation de l’emporter face à Reims ce vendredi pour continuer à nourrir ses rêves de podium, Nice l’a donc fait, sans trembler qui plus est. Soutenus par une Allianz Riviera quasi-pleine, les Aiglons ont déployé un jeu séduisant, éclairé par les inspirations d’un homme, Hatem Ben Arfa. Une nouvelle fois, l’ancien Lyonnais a survolé les débats. En étant efficace d’abord, avec un nouveau but sur un penalty qu’il avait lui-même provoqué au terme d’un superbe rush (son 17e en Ligue 1 cette saison) et une merveille de passe décisive (sa 5e). Et puis il y a tout le reste. Ses passes, sa disponibilité, ses dribbles, sa gestuelle. S’il évolue à ce niveau lors des trois prochains matches, Nice ne sera (vraiment) pas loin du podium. Son indemnité de transfert aura grossi de quelques millions, et Didier Deschamps aura de moins en moins d’arguments à faire valoir pour ne pas le prendre à l’Euro.

Valère Germain

Mordant d’entrée, sa balle piquée a donné l’avantage aux siens dès la 11e minute. L’attaquant de 26 ans en est à 12 buts inscrits en Ligue 1 cette saison. Toujours aussi fluide dans ses transmissions, il a ensuite fait du Germain, mettant constamment en valeur ses coéquipiers, notamment Alassane Pléa, plutôt en jambes et bien servi, mais trop imprécis ce soir.

Le milieu niçois

Rarement mis en difficulté même si Yoan Cardinale a sauvé quelques coups, Nice a déployé avec bonheur son jeu court, la marque des hommes de Claude Puel cette saison. Au cœur du système, le milieu à trois Seri, Koziello, Mendy a une nouvelle fois régné dans l’entrejeu. Toujours en mouvement, précis dans ses transmissions, le trio compense la légèreté des gabarits par une qualité technique difficile à trouver en Ligue 1, PSG mis à part. Mention spéciale à Seri, le plus souvent placé en pointe basse, en rampe de lancement du dispositif.

LES FLOPS

La dynamique rémoise

Reims, 17e du classement, a concédé sa 4e défaite en cinq matches et reste à portée de tir du Gazélec Ajaccio et de Toulouse, en plein renouveau depuis l’arrivée de Pascal Dupraz. Potentiellement, Reims pourrait donc terminer cette 35e journée à la 19e place. Difficile ce vendredi d’extraire des individualités d’un collectif qui a globalement failli. Hormis quelques éclairs de De Préville, les Champenois ont constamment subi. La réception de Montpellier samedi prochain s’annonce d’ores et déjà bouillante.

Le manque de réalisme niçois

S’il faut relever une fausse note dans la partition niçoise, citons un manque de réalisme qui pourrait coûter cher en fin de saison en terme de différence de buts (Nice est à +15, Lyon est à + 20). Germain, Ben Arfa et surtout Pléa ont ainsi gâché quelques situations. L’enchainement Nantes, Saint-Etienne et enfin Guingamp exigera plus de précision de ce côté-là.

la rédaction