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Blanc : "Je ne changerai pas de philosophie"

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Après avoir concédé sa première défaite en championnat à Guingamp la semaine dernière (1-0), le Paris Saint-Germain a dû se contenter d’un match nul face à Montpellier ce samedi (0-0). Pour Laurent Blanc, le bilan est décevant mais le club n’a, selon lui, pas hypothéqué ses chances de titre. Et surtout, il prévient qu’il ne changera pas de philosophie.

Laurent Blanc, qu’a-t-il manqué au PSG dans ce match ?

L’année dernière, on avait l’habitude de rencontrer ce genre d’équipes qui défendent bien, qui se projettent bien quand ils récupèrent le ballon. Mais on avait l’excellente idée d’ouvrir le score. C’est ce qui a manqué sur ce match. Il y a eu des choses récurrentes depuis le début de saison, notamment un manque d’agressivité en milieu de terrain, qui ne nous a pas permis d’avoir encore plus le ballon… même si on l’a quand même eu 66 ou 67 % du temps. Mais c’est vrai qu’il n’y a pas eu vraiment d’occasions franches de notre côté. On aurait pu débloquer la situation sur un coup de pied arrêté ou un exploit individuel, chose qu’on avait l’habitude de faire l’année dernière et en première partie de saison. Je pense que c’est la première fois depuis que je suis au Paris Saint-Germain qu’on ne marque pas de but lors de deux matches de championnat. L’efficacité offensive nous fait défaut.

Le bilan à la trêve est plutôt décevant pour le champion de France en titre…

Le bilan, on le fait par rapport à un chiffre. Le chiffre, c’est 38 points. On peut se dire qu’on a gâché quelques points dans la mesure où on aurait pu en faire 40 ou 43. On ne l’a pas fait sur ces deux derniers matches. Mais sincèrement, je ne pense pas que Guingamp ou Montpellier nous aient été supérieurs. Certes, on attend plus du PSG. J’attends plus du PSG. On attend tous plus du PSG. Si on veut relever notre défi, qui est d’être champions, il faudra prendre davantage de points. Il faudra aussi voir ce que font les autres équipes.

Que faudra-t-il changer dans le contenu des matches du PSG ?

Il faudra quand même être meilleur dans le jeu. C’est ce que je souhaite. Ma philosophie, c’est que j’aime que l’équipe joue bien. Mais il faut, pour cela, qu’on soit en très grande forme, individuellement et collectivement. Et je pense que sur cette phase aller, individuellement, sur le plan de la santé, on n’était pas au top. Et ça a rejaillit sur le collectif.

« Il y aura une discussion entre la direction et le staff technique »

Qu’arrive-t-il à Cavani ?

Un manque de confiance, je pense. Un manque de spontanéité aussi, alors que ce garçon en a plein. Durant les six premiers mois, il nous a démontré que sa force, c’était justement sa spontanéité : pied droit, pied gauche, tête. Il vit un moment difficile. Il n’est pas le seul. On aura besoin de toutes nos forces, parce qu’on peut relever tous les défis qui sont devant nous. En championnat, on n’est pas largués, on va jouer notre premier match en Coupe de France, on est encore qualifiés en Coupe de la Ligue, en Ligue des champions pour les 8es de finale… 2015 sera difficile mais j’attends de mes joueurs qu’ils rechargent les batteries cette semaine, car elles auront besoin d’être pleines pour relever tous les défis qui nous attendent.

Allez-vous vous renforcer ?

Il y aura une discussion entre la direction et le staff technique. On voulait attendre la fin de cette phase aller. On va aller se préparer à Marrakech. Une analyse globale sera faite et à partir de cela, on essaiera d’amener des améliorations individuelles ou collectives.

Quelles solutions s’offrent à vous ?

Il y a différentes solutions : soit tu changes de système, soit tu changes de philosophie. Sincèrement, je ne changerai pas de philosophie. Je pense que les gens adhèrent à ma philosophie. On peut s’adapter mais, même s’il faut être conscient que surprendre l’adversaire peut être une force, ce que je souhaite c’est retrouver mes joueurs en pleine forme. Parce que dans cette première partie de championnat, ils l’ont rarement été. On a subi beaucoup de blessures et ça n’a pas arrangé les choses. La coupure psychologique va faire du bien. Couper sans avoir hypothéqué nos chances prouve qu’on a fait une partie de championnat qui aurait certes pu être meilleure, mais durant laquelle on a su préserver l’essentiel : pouvoir rebondir.

Trouvez-vous injuste le traitement qui vous est réservé ?

On s’en fout de ça ! On est là pour les vacances… Parlons football.

J.S