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Bölöni : « Entraîner, c’est ma drogue »

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Nommé entraîneur du RC Lens suite au retrait de Jean-Guy Wallemme, Laszlo Bölöni dirigera le quatrième club français de sa carrière après Nancy, Rennes et Monaco. Un gros défi l’attend à la tête d’une équipe qui pointe au 19e rang de Ligue 1.

Laszlo, quel est votre sentiment à chaud sur la situation du club ?
Le RC Lens est dans une passe très difficile. Quand je regarde autour de moi, les installations, le public, je vois un gâchis. Je ne suis pas ici pour juger mais pour essayer de mieux travailler avec les joueurs et les sortir de cette situation.

Quel a été le sens de votre première intervention dans le vestiaire ?
Je leur ai d’abord souhaité une bonne santé. J’ai ensuite insisté sur la notion de respect. Il faut mettre l’ego de côté. Je sais qu’il y a des intérêts individuels, femmes, enfants, bagnoles… Tout le monde doit se tourner vers le collectif. Etre footballeur, c’est peut-être le plus beau métier du monde, on joue tous les jours ! Malgré cela, pour moi l’entraînement c’est du boulot. J’exige la concentration, la présence physique et mentale. Si ça c’est être un entraîneur à poigne, alors oui je le suis.

Vous êtes habitué des situations d’urgence. Est-ce un contexte que vous appréciez particulièrement ?
J’aime le métier tout simplement. J’aurais pu rester chez moi et finir mon projet mais je commençais à devenir un peu nerveux à la maison. Etre entraîneur, j’aime ça, c’est ma drogue. Quand je participe à quelque chose, un entraînement de pros, un jeu de cartes avec ma fille ou à une pièce de théâtre, je me donne toujours 100%.

« Devenir Ch’timi le plus vite possible »

Redoutez-vous les problèmes qui agitent les vestiaires ?
Des problèmes dans les vestiaires, il y en toujours mais on en parle quand il n’y a pas de résultats. Au Sporting Lisbonne, j’ai eu des joueurs qui se sont battus comme des aveugles, ça ne nous a pas empêchés d’être champions (en 2002, ndlr). Dans une spirale négative, tous les problèmes ressortent. Quand les choses ne vont pas bien, on resserre un peu les vis et puis c’est tout. Mais je préfère parler de respect. S’ils ne sont pas concentrés, bien sûr on interviendra. En ce qui concerne les problèmes d’ordres humains, on va les régler par la parole.

Quelles vont être vos premières initiatives ?
J’aimerai me coucher tous les soirs en me disant que j’ai tout fait pour mon club aujourd’hui. Alors je pourrai dormir tranquillement. Je vais aussi faire des efforts pour devenir Ch’timi le plus vite possible. Je sais qu’ils sont des durs mais avec un grand cœur.