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Bordeaux déjà sous pression

Fernando Cavenaghi

Fernando Cavenaghi - -

Battus lors de leurs deux premiers matchs, les Girondins n’ont plus le choix. Ils doivent réagir face au Paris Saint-Germain ce dimanche (21h00), sous peine de sombrer dans la crise.

C’était il y a tout juste un an, mais ce temps semble bien loin. A l’été 2009, dans l’euphorie de son titre de champion de France, Bordeaux remportait le Trophée des champions puis, dans la foulée, ses deux premiers matchs de championnat. Depuis, tout a changé ou presque. L’ex-roi girondin est nu, dépossédé de tous ses titres, et en plein déliquescence depuis le début de l’année 2010. Sixième au terme de l’exercice précédent, Bordeaux est aujourd’hui avant-dernier au classement de Ligue 1 après deux défaites pour autant de matchs à Montpellier (0-1) puis face à Toulouse (1-2), à Chaban-Delmas.

L’effet Jean Tigana, successeur d’un Laurent Blanc, parti reprendre les destinées de l’équipe de France à l’intersaison, n’a pas encore produit les effets attendus. L’héritage d’un groupe miné par le doute ne l’aide pas non plus. « Nous sommes comme des gosses qui ont toujours eu beaucoup de facilités dans la vie, analyse Jean-Louis Triaud, le président girondin. Tout était facile pour nous. Les résultats s’enchaînaient. On n’a pas connu de période difficile. Dans l’adversité, on ne sait pas réagir. »

Retours de Carrasso et Ciani

Histoire de chasser l’inconsistance de son groupe, Jean Tigana s’est attelé cette semaine à la thérapie de groupe en vue du choc de dimanche. Des discussions entre joueurs et staff technique ont eu lieu au Haillan, histoire de « faire avancer beaucoup de choses » et oublier deux matchs « très moyens » raconte Tigana.

Les Girondins sont déjà dans l’urgence avant d’affronter le Paris Saint-Germain ce dimanche. Ce classique du championnat de France sera tout sauf simple face à une équipe parisienne, solide, discipliné et rassérénée par un début de saison convaincant, marqué par un succès sur l’AS Saint-Etienne (3-1) et un bon match nul à Lille (0-0).

Un troisième échec d’affilée bordelais pourrait bien alourdir un climat porteur de crise. D’autant que M6, l’actionnaire principal, par la voix de son président du directoire Nicolas de Tavernost, s’impatiente : « Ils doivent maintenant se remobiliser ». Tigana pourra compter sur les retours de suspensions de ses deux internationaux français, Michaël Ciani et Cédric Carrasso. Ils ne seront sans doute pas de trop pour cimenter une défense beaucoup trop fragile pour nourrir des ambitions.

Paul Basse avec Olivier Schwarz à Bordeaux