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Bordeaux, la mauvaise affaire

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Battu à domicile par Brest (2-0), Bordeaux, 10e, s’éloigne des places européennes. Un constat inquiétant alors que la plupart de ses rivaux se sont imposés ce week-end.

Les Girondins ont réalisé la mauvaise affaire de cette 26e journée de Ligue 1. L’équipe de Francis Gillot a en effet été battue à domicile par Brest 2-0. Un but contre son camp de Benoit Trémoulinas (19e), et un pénalty transformé par Ahmed Kantari consécutif à une faute imaginaire de Ludovic Sané sur Larsen Touré (83e), ont offert un précieux succès aux Brestois. Emoussés après leur match de Ligue Europa face au Dynamo Kiev (1-0), les Bordelais, peu inspirés, ont buté sur une formation bretonne bien regroupée en défense.
« On a été fantomatique dans le premier quart d’heure, soupire Marc Planus. Et on a été trop pauvres dans l’envie, la détermination et le réalisme. Dans notre contenu, il y avait trop de suffisance. Le coach a essayé de nous secouer à la mi-temps. C’était difficile de dire qu’il avait tort. »

Gillot : « La 4e place, elle n’est pas pour nous »

En panne sèche, les Girondins signent leur 3e défaite de rang en championnat et chutent à la 10e place avant un délicat déplacement à Lille dans une semaine. Une sale affaire d’autant que les Nordistes, mais aussi Montpellier, Saint-Etienne et Nice, leurs rivaux pour l’Europe, ont tous gagné ce week-end. Une situation compliquée qui remet en cause les objectifs des Girondins. « Il y a trois semaines, on évoquait une 4e place, il va falloir penser à autre chose, poursuit Marc Planus. Quand on ne marque aucun but à domicile lors des dernières rencontres, on peut se poser des questions. Cette fois, on a péché dans l’état d’esprit. »

Francis Gillot estime lui aussi que la 4e place du classement, à sept points ce dimanche soir, est pour l’instant inaccessible. « On est loin d’y penser, confirme le technicien bordelais. Aujourd’hui, il n’y a pas de contenu. On est dans une spirale négative. Cette 4e place, pour l’instant, elle n’est pas pour nous. » On lui avance la cadence infernale du calendrier. L’ex-coach sochalien admet : « Toutes les équipes qui jouent tous les trois jours ont des lendemains qui déchantent. On en fait partie. »