RMC Sport

Bordeaux, la tête dans le guidon

Florian Marange

Florian Marange - -

Les Girondins de Bordeaux, qui accueillent Brest cet après-midi (17h) pour le compte de la 26e journée de L1, sont en plein cœur d’une folle série de dix matches à disputer en 32 jours. Des cadences infernales qui interrogent joueurs et staff.

« Ce qui va nous pénaliser ? Les deux matchs de coupe d’Europe !» Francis Gillot n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat et à pointer du doigt le drôle de paradoxe bordelais. Seul club français encore en lice en Ligue Europa, le club aquitain peut-il sortir indemne d’une terrifiante série de dix matches à disputer en 32 jours ?
Avant d’accueillir Brest, ce dimanche après-midi (17h), les Marine et Blanc ont soufflé le chaud et le très froid, avec une gifle reçue il y a huit jours à domicile face à Lyon (4-0), puis une qualification pour les 8e de finale de Ligue Europa acquise au forceps face au Dynamo Kiev (1-0). « Il nous reste donc sept matches à jouer, soit un tous les trois jours pendant un mois, poursuit Gillot. C’est assez copieux. On ne va pas s’en plaindre mais on sait qu’il va falloir récupérer les blessés. On fera les comptes mi-mars, mais ça va être chaud. »

Sertic : « La manière, on s’en fout un peu »

Outre une double opposition contre Benfica pour un ticket en quart de finale de Ligue Europa, les Girondins défieront Raon-l’Etape (en 8e de finale de Coupe de France) puis Lille, Bastia et Toulouse en Ligue 1 d’ici la trêve internationale fixée le 17 mars au soir. Un programme hyper chargé qui n’effraie pas non plus les Bordelais, lesquels comptent deux points de plus par rapport à la saison passée à pareille époque. « Et on a quand même joué Lyon, Paris, Rennes et Nice », précise Francis Gillot.

Reste deux soucis majeurs. D’abord la cascade de blessés (Henrique, Rolan, Mariano, Nguemo). Mais aussi le jeu pratiqué par les Girondins, une nouvelle fois très frileux face à Kiev jeudi. « On ne va pas rester derrière à tous les matchs, sinon ce sera très, très, chiant à regarder, reconnait Grégory Sertic. Mais contre Kiev, il fallait le faire et on l’a bien fait. La manière, on s’en fout un peu. C’était peut-être pas beau à voir, mais Kiev est éliminé en ayant pratiqué du beau jeu. Et Bordeaux est qualifié en ayant défendu. Parfois, il n’y a pas de logique. » Et Bordeaux n’est plus à un paradoxe près.