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Bordeaux, le coup de la remontée fantastique ?

Ludovic Obraniak

Ludovic Obraniak - -

Décevants neuvièmes en championnat, les Girondins qui se déplacent à Marseille vendredi en ouverture de la 31e journée (20h30), rêvent de réaliser une fin de saison en boulet de canon, comme l’an dernier.

Les Girondins sont-ils toujours les rois du sprint ? La saison passée, les joueurs de Francis Gillot avaient achevé l’exercice 2011-12 par six victoires de rang, passant de la huitième à la cinquièm place, qualificative pour la Ligue Europa. Au neuvième rang de la Ligue 1 avant un déplacement à Marseille, ce vendredi soir (20h30), Bordeaux peut-il rééditer cet exploit ? Pour Ludovic Obraniak, les deux prochains rendez-vous contre l’OM puis Montpellier, deux concurrents directs pour l’Europe, seront déterminants. « Prendre au minimum quatre points sur six est indispensable, confirme l’international polonais. C’est un passage obligé si on veut remonter la pente. Même si ça n’a pas l’air d’être le cas de nos supporters, moi j’y crois. J’ai vu des renversements de situations bien pires que celui qu’on a à affronter. »

Finir le championnat en trombe est en effet une spécialité « made in Bordeaux ». Lors du dernier titre de champion des Girondins, en 2009, Bordeaux, à la lutte avec… l’OM, avait déjà fait la différence dans le sprint final. Jean-Louis Triaud n’a rien oublié. « Cette année-là, j’ai discuté avec les joueurs qui, comme toujours, réclamaient des primes. Je leur ai dit : "Si vous gagner dix matchs consécutifs, vous en aurez une spéciale." Ils ont gagné onze matches de suite. Je n’aurais jamais cru que j’allais devoir payer cette prime... Il reste huit matches à disputer cette saison, il n’est pas interdit de les gagner. »

Triaud : « Pas interdit de gagner les huit derniers matches »

Pour cela, il faudra d’abord s’imposer à Marseille. Pas facile, surtout quand on possède la 17e plus mauvaise attaque de Ligue 1. « Heureusement qu’on ne prend pas beaucoup de buts parce qu’on serait en grosse difficulté au classement », soupire l’entraîneur aquitain Francis Gillot, qui devra encore composer sans la recrue hivernale, Diego Rolan (entorse à la cheville).

Pas facile non plus face à une formation olympienne qui n’a pas volé sa deuxième au classement. « Ils ont un effectif assez homogène, constate Ludovic Obraniak. Ils ont recruté assez intelligemment et ont effectué un très bon début de saison, ce qui leur a permis de prendre des points d’entrée. L’élimination en Ligue Europa (en phase de poules, ndlr) leur a été bénéfique alors que nous, on a puisé beaucoup d’énergie dans cette compétition. » Les batteries devront pourtant bien être rechargées si les Girondins veulent entamer leur remontée fantastique au Vélodrome.

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A.B. avec O.S., à Bordeaux