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Bordeaux: les ultras critiquent la mairie et son "absence totale de fiabilité"

Les Ultramarines 1987, principal groupe de supporters des Girondins ont claqué la porte de la réunion à laquelle ils participaient ce jeudi avec le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic. Ils attaquent "l'absence totale de fiabilité et de cohérence" de la mairie dans le conflit qui oppose les ultras à Frédéric Longuépée.

En juin dernier, fraîchement élu maire de Bordeaux, Pierre Hurmic envoyait un message fort aux supporters des Girondins en appelant au départ de Frédéric Longuépée de la présidence du club bordelais. "Un président qui n’a pas la confiance des supporters, il ne peut pas rester plus longtemps à la tête de ce club. Ce sont les supporters qui sont le joyau des Girondins", affirmait-il alors dans les colonnes de Sud-Ouest. Avant son élection, il s’était aussi rendu à la manifestation des supporters devant la mairie de Bordeaux.

Quelques semaines plus tard, la relation entre Pierre Hurmic et les Ultramarines 1987, principal groupe de supporters des Girondins, semble pourtant se tendre. Ces derniers ont quitté ce jeudi matin une réunion organisée à l’Hôtel de ville sous l’impulsion du maire Europe-Ecologie Les Verts. Ils n’ont pas franchement apprécié la présence d’Arnaud Poupard, le directeur sûreté et sécurité des Girondins.

Ils pointent "le changement soudain de stratégie" du maire

"Une ligne rouge pour nous. Et ce n’est pas faute de l’avoir martelé à la mairie lors de notre précédente rencontre : ce personnage, arrivé de nulle part, et sans aucune prérogative légale - la réglementation Covid-19 de la préfecture de la Gironde en atteste - s’est permis de venir dans le Virage Sud lors de Bordeaux-Nantes, alors que nous n’étions pas là, afin de faire asseoir des supporters. Contrôlés par la police à la sortie du stade, ils risquent aujourd’hui une interdiction de stade", ont réagi les Ultramarines dans un communiqué, déplorant "le changement soudain de stratégie de M. Hurmic".

Selon eux, il serait aujourd’hui "bien moins soucieux de la santé du club que de son positionnement en médiateur dans le conflit qui nous oppose à la direction". Toujours déterminés à rencontrer des responsables de King Street, le fonds d'investissement américain propriétaire du club, ils chargent la mairie et attaquent son "absence totale de fiabilité et de cohérence" dans sa politique vis-à-vis des Girondins qui, d'un point de vue sportif, occupent la neuvième place de Ligue 1 après six journées.

RR