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Bordeaux – Marseille, la lutte finale (5/5)

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A la veille de la dernière journée de championnat, décisive pour le titre, l’entraîneur bordelais Laurent Blanc se livre et n’évite aucun sujet.

Jusqu’à samedi, épilogue du championnat de France de L1, vivez la folle semaine des Girondins et des Olympiens, engagés dans une passionnante lutte pour le titre. Aujourd’hui, Laurent Blanc évoque tous les sujets avec nous : le titre, la pression, l’avenir de Yoann Gourcuff, Caen, Steve Savidan et même les vacances...

Laurent Blanc : « Je serai très heureux dimanche matin… »

Laurent Blanc, vous avez dit que vous aviez hâte d’être à samedi à Caen. Pourquoi ?
Comme toutes les dernières semaines de travail, on les trouve longues. On se languit d’être en vacances. Il y a un enjeu énorme sur ce dernier match. Cela prouve que le championnat de France aura été passionnant jusqu’à la dernière journée. Les joueurs et le staff auront mérité leurs vacances.

Qu’avez-vous dit à vos joueurs cette semaine ?
Le mot d’ordre a été de bien se préparer, de bien récupérer et d’éviter de se poser plein de questions. Le seul endroit où l’on pourra agir, c’est à Caen. Dans le sud de la France, on ne pourra pas intervenir. Il ne sert donc à rien d’y penser.

La pression sera néanmoins sur vos épaules…
Je sais que je pratique de temps en temps la langue de bois. La pression, on l’a. Mais Caen l’a aussi, tout comme Marseille et Rennes. Celui qui réussira sera celui qui arrivera le mieux la maîtriser. Et honnêtement, je préfère avoir la pression pour jouer le titre que pour éviter de descendre en Ligue 2.

Comment l’évacuer ?
En se préparant normalement. Comme depuis le début de la saison. Au vu de nos résultats, on peut supposer que c’est la bonne méthode. Pourquoi changer ? Pour ajouter de la pression ? On en a suffisamment.

Comment allez-vous aborder ce match alors qu’un nul suffit pour être champion ?
On doit jouer notre propre jeu avec tout le respect que l’on a pour cette équipe de Caen. Cette équipe aura certainement les dents longues car elle a aussi une énorme pression. Ce match va ressembler à notre déplacement à Lens l’an passé (2-2). Le Racing jouait aussi son maintien lors de la dernière journée. A nous de faire abstraction du contexte local et de jouer notre jeu dès la première seconde.

Steve Savidan a déclaré qu’en vous battant, Caen allait permettre à l’OM d’être champion. Qu’en pensez-vous ?
Il dit ce qu’il pense. Il est supporter de Marseille. C’est bien car il nous avertit. On est en France, il a le droit de s’exprimer et de dire sa préférence.

Yoann Gourcuff a-t-il été perturbé par les négociations de son contrat ?
Ça perturbe le club peut-être. (Rire) La levée de l’option d’achat étant dimanche, on était obligé d’en parler. J’espère qu’il arrivera à faire abstraction de ça. Pour l’instant, il y arrive très bien. Ça fait partie de la vie d’un footballeur. C’est mieux de rediscuter son contrat lorsqu’on est en passe de devenir champion de France.

Vous êtes-vous tenu au courant de l’évolution de ce dossier ?
Ce sont des choses très personnelles qui appartiennent au club et à Yoann. Depuis qu’il est à Bordeaux, on parle beaucoup de football mais pas de son avenir. Ce n’est pas mon rôle. Des personnes qui lui sont proches m’ont demandé mon avis, je leur ai donné. Mais avec Yoann, je n’ai jamais parlé de son avenir.

Qu’avez-vous préparé en cas de titre ?
Il y a des gens qui ont dit : « On a retardé la fête bordelaise » (Pape Diouf avait déclaré que les Bordelais devaient remettre les bouteilles de champagne au frais, ndlr). Mais Bordeaux n’avait rien préparé ! Ce sont les instances du football qui vous oblige à faire en sorte que certaines choses doivent se passer. Samedi, c’est la même chose. Mais en ce qui nous concerne, nous n’avons rien prévu. Personnellement, dimanche matin, je serai soit sur un golf, soit dans mon lit car je ne me serai pas réveillé. Dans les deux cas, je serai très heureux…

La rédaction avec Olivier Schwarz (RMC Sport)