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Bordeaux n’a pas le temps de souffler

Jussie et Yoan Gouffran

Jussie et Yoan Gouffran - -

Ce dimanche à 14h, moins de trois jours après sa victoire en barrage retour en Ligue Europa, Bordeaux s’apprête à en découdre avec Nice pour le compte de la 4e journée de Ligue 1. Un rythme infernal difficile à tenir pour les Girondins.

Lorsque M. Kalt donnera le coup d’envoi de Bordeaux-Nice ce dimanche à 14h, les hommes de Francis Gillot entameront leur cinquième match depuis le 19 août dernier. Deux semaines durant lesquelles les Girondins n’ont pas chômé, enchaînant deux journées de championnat combinées à autant de matches de Ligue Europa face à l’Etoile rouge de Belgrade dans le cadre des barrages d’accession à la phase de poules. 63 heures et 10 minutes exactement sépareront leur qualification arrachée en prolongation contre les Serbes (3-2) à domicile de leur nouvelle apparition sur la pelouse de Chaban-Delmas pour en découdre avec les Aiglons. Seul point positif pour les Marine et Blanc, ils n’auront pas à digérer le poids d’un déplacement entre ces deux rencontres.

« On est plutôt dans ce qui va arriver et c’est vrai que l’on n’a pas beaucoup de temps pour se retourner, confesse Francis Gillot. On ne s’entraîne plus entre les matches. Certains font de la récupération et d’autres de très courtes séances. » Une situation compliquée pour l’ex-technicien sochalien, obligé de faire avec un effectif réduit. Dans cette optique, les retours de Diabaté et d’Abdou Traoré dans le groupe et ceux probables de NGuemo et Plasil dans le onze de départ seront les bienvenus pour Gillot, qui craint cette équipe niçoise.

Nice comme Belgrade

« Je pense que l’exemple de Belgrade va leur donner des idées parce qu’on a eu beaucoup de mal à faire sauter le verrou, détaille le coach girondin. Il faut s’attendre au même type de match. Des Niçois regroupés qui vont contrer, comme d’habitude. » Outre le style de jeu des hommes de Claude Puel, l’homme du Nord redoute la chaleur qui pourrait s’abattre sur la cité aquitaine en début d’après-midi. Malgré ces appréhensions, Gillot positive : « C’est un petit peu particulier mais après, on aura 15 jours de trêve, on va récupérer tout le monde en forme et puis on va pouvoir s’entraîner un peu plus régulièrement. » En effet, même dans l’adversité, son équipe lui offre certaines garanties. Comme celle d’être invaincue depuis douze matches en compétitions officielles.