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Bordeaux : Que reste-t-il des années Blanc ?

Laurent Blanc

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Trois ans après son départ de Bordeaux, Laurent Blanc revient ce vendredi soir en Gironde avec le costume d’entraîneur du PSG. En trois saisons (2007-2010), « le Président » n’a laissé quasiment que des bons souvenirs…

Quel accueil va réserver ce vendredi soir le stade Jacques Chaban-Delmas à Laurent Blanc ? Entre 2007 et 2010, l’actuel entraîneur du PSG a fait les beaux jours des Girondins de Bordeaux. Grâce au « Président », mais aussi à son fidèle adjoint Jean-Louis Gasset, le club aquitain décroche, avec la manière, le 6e titre de champion de son histoire en 2009, mettant un terme au règne de sept ans de l’Olympique Lyonnais. Mais ce n’est pas tout. Laurent Blanc à Bordeaux, c’est aussi une Coupe de la Ligue (2009) et deux Trophées des champions (2008, 2009). L’idylle se termine pourtant mal. Eliminé en quart de finale de Ligue des champions par l’OL, Bordeaux dégringole et termine le championnat à la 6e place. « Ce n’est pas un bémol mais plutôt un regret, commente aujourd’hui Jean-Louis Triaud, le président qui a cru en Laurent Blanc alors que celui-ci était encore novice au poste d’entraîneur. Mais on ne refait pas l’histoire. »

D’autant que celle-ci fut plutôt belle. Mathieu Chalmé, arrivé à Bordeaux en provenance de Lille à la demande de Laurent Blanc, ne retient que les bons souvenirs. « Ce qu’il reste des années Blanc ? Un gros palmarès, une équipe avec des titres, des records, assure l’arrière droit, doublure de Mariano. Maintenant tout n’est pas perdu, c’est le passé. On ne vit pas avec ça. Il faut avancer. »

Chalmé : « Il a fait grandir le club »

Avec Blanc, Bordeaux, emmené par un génial Yoann Gourcuff, s’est aussi distingué par la qualité de son jeu. « Pendant la préparation, au mois de juillet, nous n’avions le droit de lever le ballon qu’une ou deux fois par semaine, se souvient Chalmé. C’était du jeu au sol, court, alors que le jeu bordelais était à l’opposé de ça la saison précédente. C’était un changement radical. Avec Jean-Louis Gasset, ils nous ont fait beaucoup progresser, autant sur le plan footballistique qu’humain, parce qu’ils voulaient connaître l’homme avant le joueur. C’est ce qui a fait la différence. Laurent a fait grandir le club. »

Si des tensions sont apparues à la fin de son aventure en Gironde avant qu’il ne rejoigne l’équipe de France, le technicien est lui aussi très heureux de revenir sur le terrain de ses premiers « exploits ». « J’aime bien les Bordelais. Ce sont des gens assez réservés. Ils me ressemblent un petit peu, sourit Blanc. J’ai aimé cette façon de vivre. J’ai beaucoup d’attaches là-bas. Sportivement, j’ai passé trois années formidables. » Le mot de la fin revient toutefois à Jean-Louis Triaud. « Je souhaite à tous les entraîneurs en poste à Bordeaux d’avoir des résultats aussi brillants, assure le président des Girondins. Mais on ne joue pas contre Laurent Blanc mais plutôt contre le PSG, non ? »

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AB avec OS