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Bordeaux-Rennes: "Un but de merde", les regrets d'Aguerd

Un but tardif d'Edson Mexer a permis à Bordeaux d'égaliser face à Rennes (1-1) et de priver les Bretons, dominateurs, d'un succès qui aurait dû être acquis bien avant sans un grand Benoît Costil, dimanche, lors de la 8e journée de L1.

Rennes peut nourrir des regrets. Outrageusement dominateurs pendant près d’une heure, et l’ouverture du score de Gaëtan Laborde, les Bretons ont été rejoints (1-1) dans les derniers instants du match par les Girondins de Bordeaux.

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Bousculés sur sa pelouse, la formation de Vladimir Petkovic a piégé les hommes de Bruno Genesio sur coup de pied arrêté, Mexer ajustant Alfred Gomis, complètement masqué, sur un corner frappé par Kalu et avec une remise décisive de Hwang.

Un nul heureux pour une formation qui a longtemps subi les vagues adverses, notamment en première période. Quant à Rennes, il peut regretter de ne pas avoir su concrétiser ses nombreuses occasions de prendre le large. Reste "de la frustration".

"Ce n’est pas le résultat qu’on espérait, on a montré un beau visage, a réagi Nayef Aguerd au micro d’Amazon Prime Vidéo, diffuseur de la rencontre. On s’est créé beaucoup d’occasions. On n’a pas réussi à les mettre, faut qu’on soit plus tueurs. On prend un but de merde à la dernière minute. Il faut se poser les bonnes questions, être plus tueurs dans les deux surfaces."

Genesio: "Pas grand-chose à reprocher à mon équipe"

Tout aussi déçu que son joueur par le résultat, Bruno Genesio s’est montré quelque peu fataliste: "On a énormément d‘occasions de tuer ce match. Quand on ne le fait pas, on s'expose à un coup malheureux. On sait que sur un coup de pied arrêté, une erreur défensive on n'est jamais à l’abri quand on ne fait pas le break comme on aurait dû le faire."

Tout en reconnaissant que le match aurait dû être mieux maîtrisé de la part de ses joueurs "pour être à l’abri de ce genre de déconvenue", le coach rennais a aussi déclaré qu’il n’a "pas grand-chose à reprocher" à son équipe. Un soupçon d’efficacité, peut-être. Le Stade Rennais a tiré 18 fois au but pendant la rencontre, cadrant huit de ses tentatives.

Sans un immense Benoît Costil, auteur de plusieurs arrêts déterminants (7e, 20e, 27e, 29e, 62e, 73e), Bordeaux aurait coulé. Mais les Girondins ont tenu, et sont même revenus au mental, puisant dans leurs ressources pour égaliser dans le final de cette rencontre qui leur a longtemps échappé.

QM