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Bordeaux: "Ricardo ne pourra pas se lever du banc", prévient Domenech

Dans une interview accordée à Sud Ouest, Raymond Domenech, président de l’UNECATEF (le syndicat des entraîneurs), a évoqué la possible arrivée de Ricardo à Bordeaux dans un rôle de manager. En rappelant que le Brésilien devra respecter certaines contraintes.

C’est un dossier qu’il suit de très près. Et avant même son dénouement, Raymond Domenech a tenu à rappeler certaines règles en vigueur. Dans une interview accordée à Sud Ouest, l’ancien sélectionneur des Bleus, désormais président de l’UNECATEF (le syndicat des entraîneurs), a évoqué la possible arrivée de Ricardo à Bordeaux. Le Brésilien est attendu pour endosser un rôle de manager chez les Girondins, mais les négociations se compliquent avec Santos, qui réclame une indemnité afin de le libérer de son contrat.

En attendant, Domenech a tenu à prévenir le club au scapulaire et le technicien auriverde, qui a déjà coaché le PSG, Bordeaux et Monaco dans le passé. "Le syndicat UNECATEF n’accepte pas qu’un entraîneur non diplômé exerce en France. S’il vient en tant que manager, Ricardo aura le droit de s’assoir sur le banc en tant que dirigeant. Mais il n’aura pas le droit de se lever, d’avoir le moindre contact avec les arbitres (…) Il ne pourra pas tenir les conférences de presse réglementaires avant et après les matches, mais il pourra s’exprimer de temps en temps dans son rôle de manager"

Des sanctions possibles

En revanche, Ricardo sera autorisé à prendre en charge les séances d’entraînement durant la semaine, s’il revient en Gironde. "La notion d’exercice illégal de la profession d’entraîneur n’existe pas encore, confirme Domenech. Ricardo pourra diriger les entraînements, mais en présence d’Eric Bédouet, qui devra être aussi sur le banc à chaque match."

En cas d’entorse au règlement, l’ancien entraîneur de l’équipe de France promet des sanctions contre les Bordelais: "Nous pourrions faire constater une éventualité irrégulière au règlement de la Ligue, et ce serait à la LFP de constater un manquement, sanctionnable d’une amende de 25.000 euros. "

AJ