RMC Sport

Brest-Lyon : l’OL veut rester au contact

Rémi Garde

Rémi Garde - -

Paris défait à Reims (1-0), Lyon peut gommer son retard sur le club de la capitale dimanche, à condition de s’imposer à Reims (14h). Un objectif prioritaire pour l’OL, délesté désormais des Coupes nationales et de la Ligue Europa.

Depuis dimanche dernier et son succès devant Lorient (3-1), Lyon a officiellement basculé dans une autre dimension. Laquelle ? Celle d’un club désormais abonné et uniquement cantonné à la compétition domestique, après ses éliminations en Coupe de la Ligue, Coupe de France et surtout, Ligue Europa, sortie de route effective après le nul cruel concédé face aux Anglais de Tottenham (1-1, défaite 2-1 à l’aller). Bref, l’OL a changé de planning, avec moins de rendez-vous mais plus de labeur en semaine, ce qui n’est pas pour déplaire à son entraîneur, Rémi Garde.

« Je n’y vois pas que des inconvénients. Je trouve que ça permet de travailler. L’entraînement est là pour faire progresser les joueurs individuellement mais aussi pour faire progresser l’équipe collectivement. » Une équipe qui affiche une féroce rage de la défaite, même lorsqu’elle est menée au score. « L’an dernier, on avait déjà cette faculté à ne pas baisser les bras, poursuit Garde. C’est une grande force de caractère. Cela prouve à l’adversaire qu’il ne sera jamais tranquille. »

« Pas question de se masquer »

Cela tombe bien, Lyon ne passera pas forcément une après-midi tranquille dans le Finistère. Même si le SB 29, fragilisé par les absences de Martial (œil), Khaled (psoas), Culma, Alphonse, Ferradj (reprise) ou encore Mendy (raisons personnelles), ne gagne plus à Francis Le Blé depuis le 17 novembre 2012 (3-0 contre Bastia). Parce que l’OL se déplacera sans Fofana, suspendu, Gourcuff, en phase de reprises, Ghezzal et surtout, son capitaine, Maxime Gonalons, également blessés. Surtout oui, car la seule fois où les Gones ont évolué sans l’international français, ils avaient dû partager les points (1-1 devant Nancy, 17e journée).

« Brest est une terre de foot, rappelle Garde. C’est une équipe qui lutte pour sa survie en Ligue 1 même si elle reste sur un bon succès à Bordeaux (2-0). Je me souviens du match de l’an dernier (1-1, 3e journée). Ça avait été difficile. Mais nous aussi, on a notre ambition, notre chemin à faire. On a envie de réaliser quelque chose là-bas. » Quelque chose comme rester au contact d’un certain Paris Saint-Germain, surpris à Reims samedi (1-0) et qui ne pointe qu’à trois longueurs. « On joue Paris à quatre journées de la fin, tempère le technicien lyonnais. Si on est toujours à portée de tir du PSG à ce moment-là, ce sera une belle fin de championnat. »

Un peu de langue de bois, non ? « Il n’est pas question de se masquer mais d’être réaliste, écarte Garde. On a vu lors de ces dernières journées de championnat que ça pouvait basculer. » Dans un sens comme dans l’autre. Victorieux cette saison de ses matches disputés à 14h, Lyon serait bien inspiré de ne pas perdre cette bonne vieille habitude. N’en déplaise à son président.

A.D avec E.J