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Caen-Lyon : le titre s’est envolé… mais l’OL a toujours la pression

Alexandre Lacazette

Alexandre Lacazette - AFP

Battu sans discussion à Caen (3-0) ce samedi, l’Olympique Lyonnais a dit adieu à ses derniers rêves de titre. Et va devoir se reprendre pour s’éviter un coup de chaud venu de derrière et assurer la deuxième place, synonyme de qualification directe en Ligue des champions.

Les regards dans le vague au coup de sifflet final racontaient déjà toute l’histoire. Les discours dans les coursives de Michel-d’Ornano n’ont fait que la confirmer. Battu à Caen (3-0) ce samedi, l’Olympique Lyonnais a dit adieu à ses derniers espoirs de titre. Avec six points de retard sur son rival parisien et une différence de buts à l’avantage du club de la capitale (+7), la messe est dite. Pour la troisième année de suite, la couronne de roi de France revient au PSG. Et ce n’est pas l’improbable miracle mathématique encore possible qui va empêcher les Lyonnais d’en convenir.

« On ne va pas parler de titre après en avoir pris trois, reconnaît d’entrée Hubert Fournier, l’entraîneur de l’OL. Oui, forcément que c’est la perte du titre… On n’a pas eu les épaules assez solides pour prétendre aller jusqu’au bout. On a lâché prise sur un match où on a affiché trop de suffisance et d’insuffisances. » Et Clément Grenier d’enfoncer le clou, réaliste : « On aurait aimé embêter le PSG jusqu’au terme du championnat mais vu leur match contre Guingamp (6-0, ndlr), leur effectif et leur expérience, il faut avouer qu’ils sont au-dessus de nous. » Un constat qui semble s’être encore un peu plus instillé dans les esprits lyonnais après la démonstration parisienne contre les Bretons.

Grenier : « On se doit de bien réagir et de bien finir »

« L’OL n’imaginait pas Guingamp gagner à Paris, explique Patrice Garande, l’entraîneur caennais. Mais voir le PSG gagner comme ça… Personnellement, dans certaines attitudes des joueurs lyonnais, j’ai ressenti qu’ils avaient compris vendredi soir qu’ils ne seraient pas champions. Paris ne va pas perdre un match. Quand ils jouent comme ça, ils sont injouables. Entre la pression du titre plus la performance parisienne contre Guingamp, j’ai l’impression que tout ça a été plutôt négatif pour les Lyonnais sur le plan psychologique. C’est toujours les têtes qui font avancer les jambes. Et là, je n’ai pas reconnu le Lyon d’avant. » Pour se reprendre, l’OL ne peut plus rêver sacre. Mais garde un objectif à atteindre : la qualification directe pour la C1.

Avec un Monaco qui pourrait revenir à trois longueurs en cas de succès au Vélodrome ce dimanche, les deux dernières sorties lyonnaises – réception de Bordeaux et déplacement à Rennes sans son serial buteur Alexandre Lacazette, suspendu – pourraient se nimber d’une pression venue de derrière. « On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes mais maintenant, il faut finir sur une bonne note, garder cette deuxième place et aller en Ligue des champions », insiste Lacazette. « Au début de la saison, notre objectif était de retrouver une Coupe d’Europe, rappelle Grenier. On a encore la possibilité de se qualifier directement pour la Ligue des champions. On va faire le maximum pour atteindre cet objectif majeur. Il faut le faire très rapidement, se remobiliser cette semaine pour essayer de prendre les trois points contre Bordeaux. On se doit de bien réagir et de bien finir ce championnat. » Histoire de ne pas transformer une superbe saison en relative déception.

A.H. avec J.S. à Caen