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Chalmé : « J’essaye de trouver ma place »

Mathieu Chalmé

Mathieu Chalmé - -

Battu dimanche à Bastia (3-1), Bordeaux se relance ce mercredi en Coupe de la Ligue à Montpellier (18h45). A la recherche de temps de jeu et oublié de son entraîneur, Mathieu Chalmé espère enfin se rappeler au bon souvenir Francis Gillot.

Mathieu, vous restez sur une défaite à Bastia ce dimanche. Bordeaux a-t-il fait preuve de suffisance ?

Oui peut-être un peu. C’est aussi nos limites du moment. On a le droit de ne pas être bon, mais on n’a pas le droit de manquer d’envie et de détermination. Si ça ne va pas, il faut se retrousser les manches et aller au combat ; ce qu’on n’a pas fait. Je suis persuadé qu’on aurait pu revenir avec un meilleur résultat.

Sentez-vous l’équipe dans le dur ?

On a vu nos limites. C’était le troisième match de la semaine. Sur le manque d’envie et de détermination, personne ne peut nous aider, nous seuls pouvons corriger cela. Si on ne met pas ces ingrédients-là on sait que Bordeaux restera limité. On l’a vu en première partie de saison dernière.

Cette Coupe de la Ligue représente-t-elle un objectif ?

On veut terminer dans les cinq premiers en championnat, passer les poules en Ligue Europa et on veut continuer l’aventure en Coupe de la Ligue et en Coupe de France. Tout est un objectif, on ne joue pas une compétition pour la perdre. Montpellier fait donc partie des priorités. C’est une compétition intéressante à jouer. Ce n’est pas comme en Coupe de France où il y a un risque de traquenard avec des petites équipes. En 4 ou 5 matchs on est au Stade de France. Jouer une finale au Stade de France, en Coupe de la Ligue ou autre, c’est super.

« J’ai une grande envie »

Vous n’avez pas joué une minute en Ligue 1 depuis le début de la saison, comment vivez-vous la situation ?

Ce n’est pas évident. J’attends d’avoir la possibilité de jouer. J’ai une grande envie. Mais le plus important reste l’équipe. Le jour où on fera appel à moi j’essayerai de répondre présent.

Ce match à Montpellier n’est-il pas un cadeau empoisonné pour les joueurs peu utilisés ?

Je ne le prends pas comme ça, mais je peux comprendre ce raisonnement. J’ai 32 ans et 11 ans de carrière derrière moi. Je ne me mets pas dans la tête qu’on va me juger sur un match. J’ai hâte de retrouver les saveurs du terrain et de la compétition. J’ai juste une crainte au niveau du manque de rythme. Je sais qu’il y a de la concurrence, des joueurs devant moi. Si je n’avais pas envie, je me poserai beaucoup de questions sur moi-même.

Quel est votre rôle dans le groupe ?

C’est un nouveau rôle. J’essaye de trouver ma place. Ce n’est pas évident. Quand pendant 9 ans tu es habitué à jouer une trentaine de matchs par saison, cette situation est difficile. Cependant je continue à travailler, je donne des conseils à certains joueurs et je prends la parole quand il le faut. J’attends mon heure et quand on me donnera l’occasion je veux montrer que je suis encore là.

Recueilli par Olivier Schwarz à Bordeaux