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Cheyrou : « On a le devoir de finir dans les trois premiers »

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L’OM, cinquième de Ligue 1, se déplace à Ajaccio ce vendredi (20h30), dans l’espoir de confirmer l’embellie entrevue avant la trêve internationale. Pour Benoît Cheyrou, Marseille a les moyens d’aller chercher le podium.

Benoît, avant de nous parler de l'OM, un mot sur la qualification de l'équipe de France ?

On est tous contents. C’est à se demander si ce n’est pas une bonne chose qu’ils aient perdu à l’aller. C’est dommage qu’il faille attendre d’être dos au mur pour réagir, mais c’est souvent comme ça. C’est peut-être la mentalité française qui est comme ça.

Avant la trêve internationale, vous aviez redressé la tête avec une victoire contre Sochaux. En avez-vous fini avec la spirale négative ?

Tout n’est pas parfait. Avant notre victoire contre Sochaux (2-1, ndlr), on était sur une série catastrophique. Mais même si le match n’a pas été très bon, l’important c’était de gagner. Et on va essayer de repartir de l’avant à Ajaccio. 

Comment expliquez-vous votre passage à vide durant sept matches ?

C’est une série noire, avec des mauvais choix, des erreurs techniques, des erreurs tactiques, mais ce sont des choses qui peuvent se corriger. L’état d’esprit a toujours été bon, et c’est ça qui compte finalement. Malgré les défaites. Le tout sera de ne pas reproduire les erreurs. Il faut que chacun se remette en question, en étant tous plus exigeants avec nous-mêmes, sur chaque passe, chaque contrôle. Mais sur l’état d’esprit, je ne suis pas inquiet. On a tendance à bien rentrer dans les matches quand même, je pense notamment au match de Naples (défaite 3-2). Et je pense malgré tout qu’on a la capacité pour être dans les trois premiers. C’est notre devoir d’y arriver. 

Pouvez-vous nous parler du cas Gignac, qui a perdu sa place de titulaire après un très bon début de saison ?

Il n’y a pas de cas Gignac. Ce n’est pas un cas à part. Tous les joueurs sont passés sur le banc et à chaque fois qu’il est rentré, il a répondu présent. 

Vous vous déplacez à Ajaccio vendredi. Comment abordez-vous cette rencontre ?

On connaît l’environnement, on s’y prépare, et on est prêts à un vrai combat, face à des joueurs revanchards, qui ont envie de prouver à leur nouveau coach (Christian Bracconi, qui a succédé à Fabrizio Ravanelli). Il y a eu beaucoup de changements au club et ça peut les libérer d’une certaine manière. Mais il faut qu’on se concentre sur nous avant tout. On n’a pas beaucoup de temps pour préparer ce match, avec le retour tardif des internationaux, mais il faut faire avec. Ce qui est sûr, c’est que si on parvient à afficher un état d’esprit égal à celui des Corses, on aura de bonnes chances de l’emporter.

Vous êtes utilisé avec beaucoup de parcimonie par Elie Baup. Comment vivez-vous cette situation ?

J’essaye d’apporter au maximum, même s’il y a une certaine frustration quand je suis sur le banc. J’en profite pour prendre du recul sur le match et essayer de donner des conseils pertinents à la mi-temps. C’est nouveau pour moi, et j’apprends encore sur moi-même, même à 32 ans.

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La rédaction