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Chez les Trésor, c’est la guerre froide

Marius Trésor

Marius Trésor - -

Les matches entre Bordeaux et l’OM donnent lieu à une tendre rivalité entre Marius Trésor, girondin indéfectible, et son fils Thierry, supporter marseillais.

Cette semaine, ils ne sont pas adressé la parole. Marius et Thierry Trésor ne sont pas en froid, mais quand l’OM et Bordeaux s’affrontent, comme c’est le cas dimanche soir (21H00), le père et le fils prennent leur distance. Marius est un inconditionnel des Girondins. Thierry, lui, est resté fidèle à Marseille.
« On ne s’appelle jamais la semaine précédent la rencontre, glisse Marius le sourire aux lèvres. S’il doit y avoir quelque chose, c’est toujours après le match. Et c’est ma femme qui l’appelle. » L’ancien capitaine des Bleus a beau avoir porté pendant huit ans les couleurs ciel et blanc (1972-80), il est Bordelais de cœur. Depuis qu’il a rejoint les Girondins en 1980. Aujourd’hui, il travaille toujours au club, où il s’occupe des jeunes. En parallèle, il mène une vie de consultant pour Girondins TV, la chaîne officielle du club.
La télévision, c’est aussi le domaine de Thierry, 37 ans, qui n’a jamais vraiment goûté au ballon rond. Animateur à « La Chaîne Marseille », la chaîne locale de la ville, il anime également une émission le week-end sur OMTV. « J’ai vécu plus longtemps à Bordeaux, mais je suis né à Marseille, rappelle-t-il. Dès que j’ai pu y retourner pour exercer mon métier, j’ai sauté sur l’occasion. Mon cœur est marseillais. C’est ici que j’ai découvert le football. » Et pour cause : dans les années 70 : le jeune Thierry passe une bonne partie de son enfance entre la pelouse et les tribunes du Vélodrome, pour voir son père jouer ou s’entraîneur. « Le Vélodrome était quasiment ma deuxième maison. »

Petites piques et taquineries

De « petites piques » en « taquineries », les deux hommes ne cessent depuis de se chambrer. Il y a deux ans, quand Bordeaux est devenu champion de France, Marius s’en est donné à cœur joie. L’an dernier, Thierry lui a rendu la pareille. « Ça chambre beaucoup, mais ça reste correct, parce qu’on est plutôt bons joueurs, admet le fils. Quand il faut reconnaître la supériorité d’une équipe sur l’autre, ça se passe bien. »
La supériorité bordelaise sur l’OM à Chaban-Delmas ne fait d’ailleurs aucun doute. « Ca fait très longtemps que ça dure et j’espère que ça va durer encore », sourit Marius. Il sait de quoi il parle. Lors de la dernière victoire de l’OM à Bordeaux, en octobre 1977, il était sur la pelouse. Côté marseillais.

Clément Zampa (avec O. S. à Bordeaux et F. G. à Marseille)