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Comment Bielsa a métamorphosé Payet

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Invité deTeam Duga ce lundi sur RMC, Dimitri Payet a notamment évoqué son année sous les ordres de Marcelo Bielsa à l'OM en 2014-2015, qui a beaucoup joué dans la suite de sa carrière.

Leur rencontre aurait pu être un fiasco complet, mais de l’aveu de Dimitri Payet, « c’est de là que tout est parti ». Entre l’intransigeant Marcelo Bielsa et un Payet aussi brillant qu’irrégulier, le timing a été idéal, et la magie a opéré. « C’est arrivé au moment où je voulais aller plus loin en sélection. Je savais qu’en restant au niveau où j’étais, je n’avais aucune chance. J’allais en sélection, mais je jouais des bouts de match, sans être dans le rôle dans lequel je suis aujourd’hui. L’arrivée de Marcelo a coïncidé avec ce que je voulais moi. C’est arrivé au même moment et j’ai eu la chance de tomber sur lui. C’est ce qui a lancé le reste. »

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Payet voulait plus, son nouveau coach voulait tout. Equation gagnante, résolue dès le premier jour. « Lui il m’a fait des choses que personne ne m’avait faites (rires). Tout est parti de là. Le premier jour, il m’a dit « toi je ne vais pas te lâcher ». Et je l’ai vu, quand j’ai relâché une fois, il ne m’a pas pris dans le groupe et il m’a envoyé en vacances. Il a compris ce qu’il me fallait, et il l’a fait sans être trop dur, en étant toujours juste. En partant de Marseille, j’ai gardé ce quotidien. »

« Même à 4-0, il fallait presser »

L’Argentin a trouvé la formule, faisant d’un Payet ronronnant un joueur neuf. « Je ne dirais pas qu’il faisait peur, mais on savait que c’était quelqu’un capable de prendre des décisions fortes. Je suis bien placé pour le savoir. Quand tu sais ça. Qui s’y frotte s’y pique », sourit le Réunionnais, qui use encore aujourd’hui des préceptes de son ancien mentor… avec modération. « Avec lui, même si tu gagnais 4-0 à la 75e il fallait presser. Maintenant je fais la même chose en gérant si je vois qu’on peut souffler un peu selon le match, même 15 minutes, ça fait du bien. Je dose (sourire). » Un mot qui ne faisait pas partie du vocabulaire d’El Loco, pour le plus grand bien du Payet nouveau.

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A.T.