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Deschamps : « Ce match vaut plus que trois points »

Deschamps : « Ce match vaut plus que trois points ».

Deschamps : « Ce match vaut plus que trois points ». - -

L’entraîneur marseillais aimerait que son équipe poursuivre sur sa lancée, même si le contexte d’un OM – PSG est toujours très particulier.

Didier, votre équipe reste sur deux succès à Nancy (3-0) et à Zurich (1-0). Est-ce de bon augure avant de recevoir le PSG ?
L’important est de garder les pieds sur terre. On a eu le bonheur d’enchaîner deux bons résultats. Une chose est sûre, je n’ai pas de soucis en ce qui concerne la motivation de mes joueurs. En revanche, je suis plus préoccupé par rapport aux efforts réalisés même si on n’a pas affronté le Milan ou le Real Madrid. Ce n’est jamais évident d’enchaîner après un match de Ligue des champions.

Est-ce que pour vous OM-PSG est un match particulier ?
C’est Marseille-Paris, avec la rivalité que vous connaissez et qui est entretenu. Cela le restera toujours, qu’il y ait des titres ou pas. Ça reste l’opposition entre le sud et la capitale. C’est un match qui vaut plus que trois points. Mais j’espère qu’il n’y aura pas d’incidents.

Est-ce le même type de match qu’à votre époque, lorsque vous étiez joueur ?
Je pense qu’on aurait du mal à terminer aujourd’hui les matches d’avant. Ou alors à huit contre huit. Et ce n’est pas trop souhaitable. Fort heureusement, ça s’est pacifié. Sur le terrain, il faut surtout garder le plaisir. Le plus important, c’est qu’il ne se passe rien autour. Ni avant ni après.

Les joueurs qui bougent beaucoup ont-ils perdu le goût de cette rivalité ?
Je ne veux pas faire le vieux grognard, mais cela a évolué, c’est vrai. Les joueurs bougent beaucoup plus. Avant, il y avait plus de dérapage. Mais ça reste la grosse affiche et ça intéresse beaucoup de personnes.

Le PSG n’est pas dans une très bonne spirale. Est-ce le moment d’en profiter ?
Je préfère penser à ma propre équipe. Et puis le contexte de ce match est tellement particulier que ça gomme un peu tout. Le ressort psychologique est important. Je répète, ça gomme certains doutes…

« Le plus important, c’est qu’il ne se passe rien autour »

Que savez-vous du PSG ?
C’est une équipe joueuse. Je connais Antoine Kombouaré. Il a ce souci de faire passer cette notion de jeu et il a les joueurs pour. Avec des contreparties. Le PSG a treize points, il a eu des problèmes sur certains matches comme à Toulouse ou à Monaco. Mais je ne m’attends à ce qu’ils viennent la fleur au fusil. Ils sont aussi capables de jouer très haut et de t’empêcher de jouer.

Quel sont vos sentiments avant de retrouver Kombouaré que vous avez longtemps côtoyé à Nantes ?
C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. On a baigné dans la culture nantaise. Je jouais derrière lui au poste de libero. J’apprécie ses valeurs. C’est quelqu’un de franc et d’honnête.

Ces derniers temps, il s’est énervé…
Il est calme. Mais il ne supporte pas l’injustice. Dans la manière, il est impulsif. Ce doit être sa culture canaque.

Gabriel Heinze et Edouard Cissé ont porté le maillot parisien. Cela peut-il leur poser n problème dimanche soir ?
Ils ont porté ce maillot. Ils en ont porté d’autres. A Marseille, c’est moins problématique qu’au Parc. En tout cas, pour Gaby, je n’ai aucun doute. Ça va glisser. Edouard, je ne crois pas non plus. Et puis il y a Fabrice Abriel aussi qui a été formé là-bas...

Vous n’avez pas été très performant ces derniers temps à domicile. Avez-vous peur de la réaction du Vélodrome ?
Le public sera derrière nous. On a perdu contre Monaco, mais il n’y a pas de crainte ni de syndrome. C’est le Vélodrome et c’est chez nous.

Face à Monaco, le public vous avez chambré…
Quand tu entends les Olé Olé du public, tu sens le poids des supporters. Le ballon peut vite devenir une patate chaude. Il brûle les pieds. Mais ils savent qu’ils peuvent avoir une influence sur le terrain. Dans un sens comme dans l’autre.

La rédaction - Florent Germain à Marseille