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Deschamps : « Je ne suis pas leur père ! »

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A deux jours du choc face à Monaco, l’entraîneur marseillais analyse les carences de son équipe et met en garde ses joueurs sur les difficultés d’évoluer à l’OM.

Didier Deschamps, avez-vous digéré la défaite au Real Madrid ?
Je suis marqué car je n’aime pas perdre. Face à Milan c’est pareil, je n’ai pas oublié. Mais l’essentiel c’est que même si j’ai des doutes, les joueurs ne le voient pas. Le message doit rester positif en toutes circonstances. Mais j’ai un bon estomac, je digère.

L’OM prend-il trop de buts ?
Evidemment et ce n’est pas une bonne chose. Bien défendre est le plus important. Si on ne prend pas de but, il suffit d’en marquer un pour gagner le match. A Valenciennes, on marque deux buts, ce qui n’est jamais évident à l’extérieur. Mais dans le même temps on en a pris trois. Parfois, ce sont des erreurs individuelles ou des mauvais placements qui sont responsables. Mais de manière générale, par rapport à ce qu’on a pu faire sur les premiers matchs de championnat, on prend plus de buts.

Comment analysez-vous la situation de Souleymane Diawara, expulsé face à Madrid et qui traverse une période difficile ?
Ce n’est pas facile pour Souleymane en raison de problèmes extra-sportifs (le défenseur a passé la nuit de lundi à mardi en garde à vue pour conduite sans permis, ndlr). Quand un joueur est en difficulté, mon premier réflexe est de lui tendre la main, de faire en sorte de l’aider. Le battage médiatique autour de son affaire ne l’a pas mis dans les meilleures dispositions. C’est aussi à lui de faire attention, mais j’ai une confiance totale en lui et je lui ai fait savoir. Les joueurs ont 30 ans, ont des femmes, des enfants… Je suis leur entraîneur, pas leur père. Ils doivent assumer car ils représentent leur club. C’est à Souleymane de se mettre dans les bonnes conditions, sachant que Marseille, ce n’est pas Bordeaux.

Que gardez-vous de votre passage à Monaco en tant qu’entraîneur ?
C’est là que j’ai appris mon métier. La première saison a été très difficile. Cela n’a pas toujours été simple, notamment avec le président Campora. Mais je n’oublie pas que c’est lui qui m’a donné ma chance et je lui dois peut-être d’être là aujourd’hui. Je suis reconnaissant envers l’AS Monaco qui m’a permis d’acquérir une certaine crédibilité. Il y a eu des moments agréables, d’autres moins, mais toutes les histoires ont une fin.

La rédaction