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Di Meco : « Gomis morfle pour les autres »

Eric Di Meco

Eric Di Meco - -

Le conflit entre Bafétimbi Gomis et Jean-Michel Aulas est l’un des feuilletons de ce mercato. Pour Eric Di Meco, membre de la Dream Team RMC Sport, Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, a parfaitement raison de faire valoir ses droits et devrait servir d’exemple.

Bafétimbi Gomis est plus que jamais poussé vers la sortie du côté de l’Olympique Lyonnais. Mis à l’écart du groupe par son entraîneur Rémi Garde, l’attaquant international (12 sélections, 3 buts) doit trouver un nouveau point de chute à un an du terme de son contrat. Et tant pis si cela affaiblit le septuple champion de France. Un choix difficile à comprendre pour Eric Di Meco : « Si j’ai bien compris, même si Lisandro venait à partir, Gomis serait quand même vendu. C’est là où c’est plutôt incompréhensible. On pensait qu’il y avait une seule place pour ces deux-là et que Lisandro était privilégié. D’après moi, il y a vrai problème, autre que sportif, avec Bafé Gomis. L’explication ne peut pas être que sportive. J’entends parler d’Aliadière si Lisandro et Gomis s’en vont. Mais entre Aliadière et Gomis, je suis désolé, je ne vois pas de grosse différence. »

Mais pour le membre de la Dream Team RMC Sport, ce bras de fer est la parfaite illustration des limites d’un système que les joueurs dirigent et qu’il serait bon de changer : « Dieu sait si j’aime le joueur et l’homme Bafé Gomis, que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Je sors du cadre Gomis-Aulas. Mais je suis heureux de ce qui se passe entre le président et son joueur parce que dans ce genre de conflits, notamment en début de saison, ce sont toujours les joueurs qui gagnent. Les joueurs sont le fonds de commerce d’un club, ils le savent et en profitent. Quand tu leur fais signer un contrat et qu’ils sont mauvais, ils ne viennent jamais te dire qu’ils sont d’accord pour baisser leur salaire. Mais quand ils font une bonne saison… »

« L’histoire est trop belle pour les joueurs »

« Normalement, quand on leur signe un contrat, c’est pour qu’ils soient bons, poursuit Di Meco. Mais quand ils sont bons, ils viennent demander une revalorisation salariale. Et quand ils arrivent à deux ans de la fin de leur contrat, ils ne veulent plus prolonger ni négocier pour être libres et commencer à mettre la pression. Ils font ce qu’ils veulent et j’attendais qu’un président se mette en face en disant : "Ce n’est pas comme ça que ça marche, c’est moi le boss ! Et deux ans avant la fin du contrat, j’ai envie de récupérer les sous que j’ai investis." Là, il se trouve que c’est Gomis qui morfle pour les autres, c’est dommage mais c’est comme ça que ça devrait se passer. Ça ne peut pas toujours être les présidents qui "couinent". L’histoire est trop belle pour les joueurs. »

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